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Pôle d'étude et de conservation

L’Union Sociale, Pôle d’Étude et de Conservation des Musées, est implantée dans un bâtiment industriel témoin de l’activité logistique de l’ancien site de la COOP.

Restructuré par l’agence Alexandre Chemetoff sous la conduite de la SPL des Deux-Rives, ce nouvel équipement offre 8 300 m² de surface dédiée à la gestion du patrimoine des Musées.

Il accueille des magasins de réserves déployés sur cinq niveaux rendus aveugles pour des questions de conservation des collections et les activités des musées liées aux collections et à leur diffusion. Vingt agents y travaillent quotidiennement au sein d’ateliers et d’espaces spécialisés (régie, restauration, encadrement, documentation, menuiserie, métallerie…).

Les fonctions spécifiques du bâtiment et les métiers exercés par des professionnels du patrimoine font l’objet d’une médiation affirmée. Elle s’incarne sur les façades Sud et Ouest où court une série de vitrines :

— La vitrine Sud présente l’histoire du mouvement coopératif, de la Coop Alsace et de la restructuration du site à l’aide d’une frise chronologique dynamique exposant divers objets, documents et photographies liés à l’entreprise. Cette exposition permanente est mise en scène par l’atelier d’architecture Les Nouveaux Voisins et le studio de graphistes Terrains Vagues ;

— La vitrine Ouest propose, quant à elle, une présentation des métiers des musées au travers d’une bande dessinée ludique et en relief réalisée par l’illustrateur Mathias Picard et mise en scène par les Éditions 2024 ;

— Une troisième vitrine constituant une réserve témoin est localisée à l’extérieur du volume principal, en regard du Trait d’Union, espace de médiation.

Le Trait d’Union est un nouvel espace du Département éducatif et culturel des musées où il y aura des animations, des ateliers, des événements, des conférences… ouverts à tous les publics. Il sera également le terrain des premières expérimentations du Muséolab, un dispositif innovant qui permet de penser et pratiquer les musées autrement.

« Le centre de conservation apparaît donc comme le lieu et l’outil potentiel de constitution de la réalité culturelle d’une “collection” […] et de mise en lumière de ce qui resterait autrement invisible ou trop diffus. Faire musée autrement : voilà peut-être ce que serait l’ambition, plus ou moins affirmée, de certains centres de conservation, non pas au-delà des aspects techniques professionnels toujours premiers (il s’agit d’abord de lieux de conservation et de travail sur des objets de collections), mais en s’appuyant sur ces aspects techniques »

Hugues Fontenas, L’architecture hybride des centres de conservation : exposer / protéger les actes de la conservation, 2015