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La « Sponselé »

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La « Sponselé »

17e siècle

 

Bois de noyer peint, velours, soie, tissus, cuir, cheveux et métal doré

H.55cm ; L. 45cm

 

Selon la tradition orale, au milieu du 17e siècle, un couple noble, probablement François de Bollwiller et Régine de Shauenbourg, installe une poupée à sa table et donne sa part du repas aux pauvres.

La Sponsa Christi, surnommée la Sponselé « la petite épouse », symbolise une jeune fille considérée comme l’épouse du Christ. La poupée votive joue le rôle d’intercesseur entre le couple, privé de descendance, soit par le décès de leur fille soit par sa prise de voile, et l’acte de Charité. Une hypothèse sur la présence de cette poupée est le besoin de créer un substitut à un être cher disparu et à s’assurer une place au Paradis, comme à tous les parents des religieuses. Les galons dorés sur la robe forment l’inscription « MEIN GELIEBTER JESUS IST WEIS UND ROT AUS ERWELT UNDER VIL DAUSEN » (Mon bien-aimé Jésus est blanc et vermeil; il se distingue entre dix mille) tirée du Cantiques des Cantiques. La Sponselé porte à chaque poignet une gourmette dorée et gravée du signe du Christ « IHS » et de la Vierge Marie « MRA ». Léguée au couvent des sœurs de la Toussaint à Ensisheim avec son trousseau de six robes de moire et de damas, un mantelet, plusieurs chemises, bas de soie et paires de souliers elle y était présentée assise sur un trône. Les sœurs ont perpétué le rituel du repas donné aux pauvres, selon la volonté des « parents » de la Sponsele. Elle a été vendue à l’antiquaire Achille Lévy de Guebwiller vers 1900 par l’hôpital d’Ensisheim. C’est par cet intermédiaire qu’elle entre au Musée Alsacien au tout début du 20e siècle. La première mention à l’inventaire date de 1917, date à laquelle les collections sont inventoriées suite à la prise en charge du musée par la Ville de Strasbourg.

Le Musée Alsacien conserve quatre autres robes et plusieurs paires de chaussures du trousseau égaré de la Sponsele. Le visage aux traits si particulier, presque individualisés, peu faire penser à un portrait. Pour des raisons de conservation la Sponsele n’est pas exposée dans les salles.

Cet objet, témoin à priori unique d’une pratique de dévotion privée, est peu documenté. Nous cherchons donc des informations sur la pratique, le type de figure habillée, les « parents » : François de Bollwiller et Régine de Shauenbourg ou des exemples similaires en France et dans d’autres pays.

 

Si vous disposez d'information sur cet objet merci de les faire parvenir à cette adresse : candice.runderkamp@strasbourg.eu