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Un mystère jamais élucidé !

En avril 1895, à Dellefeld dans le Palatinat, M. Mayer découvre dans la grange attenante à l’école dans laquelle il enseigne, cette curieuse pièce prise dans la glace. Elle est composée de dix rats noirs dont les extrémités des queues sont inextricablement nouées. Intrigué, il l’adresse en juillet à Ludwig Döderlein, directeur du Musée.

Connus depuis le 17e siècle

Au 17e siècle déjà, dans la revue le Mercure Galant de septembre 1683, on relate la découverte dans la cave d’un des six Ammeister de Strasbourg d’un roi de rats composé de 6 individus. Cette information est reprise de façon plus détaillée par Adolphe Seyboth dans son ouvrage Strasbourg historique et pittoresque paru en 1894. Des gravures, dont une est conservée au Cabinet des Estampes de Strasbourg, représentent cette curiosité zoologique mais aussi un roi de chats découvert lui aussi à Strasbourg en 1683.

En effet, cet étrange phénomène touche plusieurs espèces : rat noir, surmulot, chat, mais aussi écureuil. En Europe, seuls vingt-cinq rois de rats sont connus, dont trois en France, à Nantes, Châteaudun et Strasbourg. Quelques rois de rats ont aussi été signalés sur l’Ile de Java.

Le roi de rats tire son nom du "Rattenkönig" allemand. Selon la légende, le souverain des rats gouvernait ses sujets assis sur cette plate-forme vivante.

Un mystère non élucidé

De nombreuses hypothèses ont été émises pour essayer d’expliquer ce phénomène : une main humaine qui s’est amusée à nouer les queues, des queues qui s’entremêlent quand les animaux sont encore jeunes… L’éminent zoologiste français, Pierre-Paul Grassé, dans son traité de zoologie, estimait en tout cas que, le nombre d’individus ainsi trouvés dépassant souvent celui d’une portée, leur union ne s’était faite qu’après la naissance. À l’heure actuelle, le roi de rats n’a toujours pas livré son secret. La seule certitude : cet étrange attelage qui ne peut se déplacer, est nourri par ses autres congénères.

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