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Des lieux, des musiques – une ville. L’expérience musicale franco-allemande

Dans le cadre de l'exposition événement " Laboratoire d’Europe, Strasbourg 1880-1930 " #straslab



L’exposition présentée à la galerie Heitz propose de découvrir un pan important de la vie culturelle à Strasbourg entre 1880 et 1930, à savoir la vie musicale. Organisée en sept sections, elle propose, à travers une grande diversité d’oeuvres, d’objets et de documents, d’aborder les divers aspects de cette vie musicale par le biais des différents « lieux de musique » de la ville.

La place Broglie et le théâtre

Le théâtre situé place Broglie, détruit dans le siège de 1870, est très rapidement reconstruit par les autorités allemandes et demeure un des coeurs de la vie musicale strasbourgeoise. Sa programmation varie au cours de la période : si les opéras de Richard Wagner y occupent dans un premier temps une place importante, l’équilibre est modifié après le retour de l’Alsace à la France en 1918. Le nouveau directeur musical Paul Bastide privilégie alors le répertoire français et italien.

La place Kléber et le Conservatoire

Le bâtiment de l’Aubette, place Kléber, lui aussi endommagé en 1870, devient par la suite un haut lieu de la musique à Strasbourg. Le conservatoire s’y installe dès 1877, marqué par l’action de ses directeurs successifs, Franz Stockhausen et Hans Pfitzner, et la salle de l’Aubette accueille aussi de nombreux concerts.

Des théâtres partout dans la ville

Hormis ces premiers lieux, institutionnels, Strasbourg compte nombre de théâtres et salles de concerts qui proposent notamment de la musique légère comme l’opérette ou la valse viennoise. Des salles telles que l’Eden-Theater ou le Théâtre des Variétés sont inaugurées au cours de la période.

La Neustadt – nouvelles impulsions à la vie musicale

Le quartier de la Neustadt, qui se construit pendant la période, joue également un rôle dans la vie musicale strasbourgeoise à travers deux lieux en particulier. La salle du Sängerhaus (actuel Palais des Fêtes), ouverte en 1903, accueille les concerts de l’orchestre municipal et voit passer des musiciens aussi prestigieux que Richard Strauss ou Gustav Mahler. Mais la Neustadt abrite aussi l’université, au sein de laquelle on enseigne alors une nouvelle discipline : la musicologie.

À la caserne, à la maison, dans la rue

La vie musicale irrigue tout le tissu social de la ville à travers la musique militaire, la musique de chambre ou encore les nombreuses chorales et harmonies. Les parcs également deviennent des lieux de musique en accueillant des concerts durant l’été.

À l’église, au temple et à la synagogue

La musique est aussi liée au culte, aussi bien pour la communauté juive que pour les paroisses catholiques ou protestantes. Parmi ces dernières, Saint-Guillaume devient un lieu incontournable de la vie musicale strasbourgeoise en donnant chaque année, sous l’impulsion d’Ernest Munch, une Passion de Jean-Sébastien Bach et de nombreuses autres oeuvres majeures des répertoires baroque et romantique.

Nouveaux contextes – Nouveaux acteurs


La fin de la période (avec le retour à la France) est marquée par l’apparition de nouveaux acteurs qui transforment cette vie musicale, à l’instar de Guy Ropartz, nouveau directeur du conservatoire. Les années 1930 ouvrent une nouvelle ère avec la création d’une station de radio dotée d’un orchestre et la création d’un festival, le premier qui voit le jour en France.


Commissariat : Monique Fuchs, Geneviève Honegger, Mathieu Schneider

Lieu : Galerie Heitz - Palais Rohan