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Parcours du musée des Beaux-Arts

Le parcours et sa conception

Les réserves visitables

Les 20 salles du Musée

Le parcours et sa conception

Il faut se garder d’oublier que les musées ont connu leur premier épanouissement au XIXe siècle, qui est en Europe le siècle des Nations et celui de l’Histoire.

Les collections du Musée des Beaux-Arts de Strasbourg sont encyclopédiques. Elles couvrent les principales périodes et les principaux foyers de la peinture européenne de Giotto à Courbet. Le parcours chronologique suit cette histoire entre 1310 et 1870 environ.
Pour autant, il n’est pas construit en fonction des écoles nationales (France, Italie, Flandres et Hollande, Espagne), contrairement par exemple au Louvre, mais davantage en tenant compte des foyers artistiques. En une même ville à la même date pouvaient être actifs des artistes venus d’horizons différents. Un des cas les plus probants est Rome entre 1600 et 1650, véritable capitale artistique de l’époque, avec des peintres venus de toutes les villes de la péninsule, des français, des nordiques, des espagnols.

Pourquoi accrocher le paysage de Claude Gellée dit le Lorrain dans une salle française alors que toute la carrière de cet artiste se déroula à Rome et qu’à cette date la Lorraine est un duché indépendant ? Les œuvres des disciples (au sens large) du Caravage, qui révolutionna la peinture vers 1600, ont été accrochées à proximité les unes des autres afin de saisir ce qui leur est commun comme la note propre à chacun et la nuance de leur tempérament "national". De même le formidable ensemble de natures mortes est accroché groupé : le visiteur est invité, incité, à comparer, pour un même genre, ce qui relève d’un foyer ou d’un autre.

Un des partis-pris a été de réserver quelques surprises (par rapport aux habitudes) : la Mater Dolorosa de l’"espagnol" Greco gagne à être présentée à côté des peintures vénitiennes du Tintoret qui compta tant dans sa formation, comme le prouvent certains coloris communs.

Le musée a la chance d’avoir un charmant tableau de Watteau, de jeunesse et donc quelque peu atypique, qui se comprend mieux avec des œuvres nordiques antérieures. Ce qui n’est guère étonnant puisque l’artiste naquit à Valenciennes quelques années après que cette ville flamande soit annexée au royaume de France.

La question de l’art régional a été abordée en l’intégrant dans cette histoire européenne de la peinture. Les natures mortes de Stoskopff sont au Musée de l’Œuvre Notre-Dame quand celles de ses collègues parisiens et flamands sont ici ; Loutherbourg passa la quasi-totalité de sa carrière à Londres comme le firent, à Paris cette fois, bon nombre de peintres alsaciens du XIXe siècle.

À Strasbourg un parcours européen a particulièrement du sens et nous avons tenu à présenter dans une même salle des œuvres d’artistes issus de foyers différents (sur un même genre ou une même thématique) ou des peintures montrant la rencontre fructueuse de deux foyers (Le Berger italien et la bufflonne de Barbault témoigne de cette rencontre entre le pittoresque italien et la formation parisienne du peintre).

Ce qui ne veut pas dire que d’autres accrochages ne seront pas proposés dans les années à venir. Pour qu’un musée vive il est essentiel de renouveler les regards sur les œuvres et par conséquent de varier autant que faire se peut les accrochages.

Les réserves visitables

Les réserves visitables sont ouvertes au public le 1er samedi de chaque mois et, sur demande préalable, aux chercheurs ou amateurs.

Soit un second choix, entre salles permanentes et réserves non accessibles au public, entre œuvres insignes toujours accrochées et "croûtes" ou œuvres en trop mauvais état. Les peintures des réserves visitables peuvent ainsi remplacer des œuvres quittant les cimaises mais aussi compléter un nouvel accrochage. Il s’agit donc d’un témoignage de l’histoire du goût actuel.

Les 20 salles du Musée

"La véritable peinture doit appeler son spectateur ... et le spectateur, surpris, doit aller à elle, comme pour entrer en conversation." Roger de Piles, Cours de peinture par principes, 1708.

Retrouvez cinq siècles de peintures en vingt salles :

  • Salle 1 : Les Primitifs de la peinture européenne
  • Salle 2 : La Renaissance italienne
  • Salle 3 : Venise au XVIe siècle 
  • Salle 4 : À la manière italienne
  • Salle 5 : Le Nord, Renaissance et Maniérisme
  • Salle 6 : Les leçons de Caravage
  • Salle 7 : Italie baroque, ombres et lumière
  • Salle 8 : Le goût de l’esquisse
  • Salle 9 : Autour de Loutherbourg
  • Salle 10 : Scènes de genre nordiques
  • Salle 11 : Eloquence et grand goût
  • Salles 12 et 13 : Natures mortes européennes
  • Salle 14 : Paysages nordiques
  • Salle 15 : Temples et marines
  • Salle 16 : Paysages héroïques
  • Salle 17 : Visages vers 1800
  • Salle 18 : Le goût de la Nature au XIXe
  • Salle 19 : Comme aux Salons
  • Salle 20 : Portraits du XIXe