Détail Entité

Hanap en forme de grappe de raisin

Paulus Ölinger
Strasbourg, vers 1630

Vermeil
33,5 x 9,5 cm
Inv. MAD XXXIII.951

Musée de l'Œuvre Notre-Dame

L’orfèvrerie strasbourgeoise prend un nouvel essor dans la seconde moitié du XVIe siècle et au XVIIe siècle, avec des commandes profanes parfois luxueuses. La clientèle patricienne et les corporations commandent de riches services ou des cadeaux officiels, en particulier des hanaps surchargés de motifs allégoriques et d’un décor exubérant.

Ce hanap reprend la forme très en vogue au début du XVIIe siècle des coupes à godrons travaillées au repoussé, c’est-à-dire par l’intérieur de la pièce, sans retirer de matière. La grappe de godrons est surmontée d’un bouquet de fleurs en argent découpé et ciselé. La tige représente un tronc d’arbre autour duquel un bûcheron s’affaire à tailler une branche. Ce type de coupe illustre la virtuosité des orfèvres de la région : ainsi, on le retrouve dans la Grande Vanité peinte par Sébastien Stoskopff en 1641, où ces coupes d’apparat, minutieusement rendues, symbolisent la richesse.