Détail Entité

Le Repos pendant la Fuite en Égypte

Reynaud Levieux (Nîmes 1613-Rome 1699)
Vers 1660

Huile sur toile 73,5 x 99 cm

Provenance : Achat avec la participation du Fonds du Patrimoine et du F.R.A.M.
Musée des Beaux-Arts

Né dans une famille protestante de Nîmes, Levieux travailla successivement à Rome, Montpellier, Avignon et à nouveau Rome où il mourut.

Ce tableau - en parfait état - est une œuvre exceptionnelle, par sa qualité, dans le corpus de Levieux. Il faut noter qu’elle avait été publiée comme étant une œuvre de Rémy Vuibert, l’ami de Poussin, par H. Voss mais a été depuis rendue à Levieux, sans l’ombre d’un doute depuis que l’artiste est mieux connu. Levieux fut également proche de Poussin et passa une grande partie de sa vie comme lui à Rome.

Son œuvre incarne de manière parfaite le classicisme français dans sa version la plus orthodoxe, c’est-à-dire la plus sévère. Levieux a médité les leçons de l’Antique, de Raphaël et de Poussin. La composition en frise, les canons physiques et les coloris mêlent austérité et élégance. La facture est toujours parfaitement soignée et les gammes de coloris se caractérisent par leur sobriété. Le nom de Philippe de Champaigne peut ainsi être aussi évoqué.

Cette œuvre permettra de présenter enfin sur nos cimaises une peinture ultra-classique française du XVIIe français. Pour des raisons historiques, la peinture française des XVII-XVIIe siècles reste encore mal représentée au musée. Outre combler cette lacune, la politique d’acquisitions du musée vise aussi à apporter des œuvres "européennes", c’est-à-dire témoignant de la rencontre de deux foyers artistiques, comme c’est le cas ici entre France (Provence) et Italie (Rome).

Cette œuvre s’inscrit dans la politique d’acquisitions du musée des Beaux-Arts, pour lequel ont pu ainsi être achetées ces dernières années des tableaux de Michel Dorigny en 2008 (Allégorie de la Tempérance), Jean Barbault en 2009 (Berger italien et bufflonne quittant une grotte), François-André Vincent (Portrait d’un peintre) et Michele Desubleo (Allégorie de la Musique) en 2011.