Détail Entité

Portrait d’une noble Génoise, Luigia Cattaneo-Gentile

Antoon Van Dyck (Anvers, 1599 - Blackfriar's (Londres), 1641)
Vers 1622

Huile sur toile, 147 x 112 cm

Musée des Beaux-Arts

On ne redira jamais assez combien l’Italie du premier tiers du XVIIe siècle fut un creuset artistique extraordinaire. Après Rome, le séjour à Gênes, foyer aristocratique et port de commerce international, était une des étapes du voyage en Italie. Il était alors généralement admis que seuls les peintres nordiques étaient capables de réaliser des portraits ressemblants.

Un moment attribué, du fait de sa très haute qualité, à Rubens, le portrait exposé est un des tous premiers conservés de la période génoise de Van Dyck. Van Dyck a su admirablement restituer l’élégance empreinte de morgue des familles génoises et l’expression hautaine du modèle. L’essentiel réside certes dans la fidélité des traits mais aussi dans le rendu magnifique des mains et l’allure d’ensemble du portrait.

Flamand par son naturalisme, ce portrait ouvre magistralement la série des effigies mondaines que Van Dyck répandit à travers l’Europe. C’est qu’en véritable artiste européen, Van Dyck allia au robuste fond flamand une spezzatura (désinvolture) typiquement italienne, ainsi que la leçon des merveilleux coloristes vénitiens du XVIe siècle.