Détail Entité

Défense de narval

Spécimen : Narval
Nom scientifique : Monodon monocéros

Musée Zoologique

Le naturaliste Ferdinand Reiber (1849-1892) s’est longuement intéressé aux deux défenses de narval que possédait le musée. Dans le bulletin de la société d’histoire naturelle de Colmar de 1888, il s’interroge sur leur provenance. En effet, l’histoire de la Ville fait mention de deux exemplaires, l’un conservé à la Cathédrale de Strasbourg et l’autre par la Ville. Reiber fera un examen minutieux des spécimens du musée et en déduit qu’il ne s’agit malheureusement pas de ces défenses disparues sans laisser de trace.

Les défenses de narval ont longtemps été considérées comme des cornes de licorne. Elles constituaient des ornements précieux et rares, la licorne jouant un rôle important dans le symbolisme du Moyen Âge.

Cette corne torsadée résulte du développement impressionnant de l’incisive supérieure gauche. Sa fonction n’est pas encore précisément définie, mais des études démontrent que sa richesse en terminaisons nerveuses en ferait plutôt un organe sensitif qu’une arme de combat.