Détail Entité

Rouget de Lisle chantant la Marseillaise pour la première fois

Isidore Pils (Paris, 1813 - Douarnenez, 1875)
1849

Huile sur toile

Musée Historique

La Marseillaise est née à Strasbourg

C’est dans l’intimité d’un salon strasbourgeois qu’on put entendre pour la première fois le chant qui, lors de la Révolution de 1848, deviendra l’hymne national des Français. Composé pour soutenir l’ardeur au combat de l’Armée du Rhin, ce chant ne tardera pas à être appelé la Marseillaise en référence aux soldats marseillais venus prêter main forte à ladite armée. Cette peinture d’Isidore Pils, exposée au Salon des Beaux-Arts, fut accueillie à son époque comme la représentation des circonstances authentiques de la naissance du chant illustre.

Nous sommes au 17 rue des Charpentiers, chez le maire De Dietrich. Rouget de l’Isle vient de quitter son domicile du 126 Grand Rue. Vêtu d’un bel habit tricolore qui se détache sur la blancheur d’un paravent, il chante devant le maire et ses convives, accompagné au clavecin par l’épouse du maire en personne.

Cette version de l’histoire, réalisée par Isidore Pils cinquante-sept ans après les faits, est contredite par un courrier que la femme du maire envoya à son frère à Bâle : le premier à avoir entonné la Marseillaise fut non pas l’auteur lui-même mais son mari, le maire. Ironie du sort, De Dietrich, pourtant favorable aux idées révolutionnaires, disparaîtra avant la fin de la Terreur, victime de Robespierre.