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Les costumes : tissus, couleurs et symbolique

La salle des costumes

Entre 1810 et 1860, on voit apparaître en Alsace une grande variété de costumes. Ils diffèrent selon les endroits, parfois aussi en fonction de la religion, de la situation maritale ou encore de la richesse. Un costume standardisé reste vivace, notamment grâce aux groupes folkloriques. Cette salle du musée propose, quant à elle, une plongée dans la diversité et la beauté de nos costumes traditionnels.

Le costume féminin : image d’un raffinement populaire

Le costume d’une Alsacienne se distingue par un grand nombre d’éléments :

  • la chemise (Hamb), en lin, chanvre ou coton, est le seul sous-vêtement,
  • les bas (Strìmpf) sont tricotés en fil de coton blanc,
  • le jupon (Ùnterrock) peut être en coton tricoté, en chintz ou en flanelle matelassée,
  • les chaussures (Schueh),
  • la jupe (Rock) très ample, froncée à la taille, est souvent en bombasin,
  • le corselet (Mìeder) à bretelles est cousu à la jupe,
  • la collerette (Nàckmantele) est un large col en fil de coton blanc tricoté ou crocheté,
  • le plastron (Vorstecker, Brùschtti, Brùschttuech) se place entre le corselet et la chemise, sur la poitrine,
  • le tablier (Vìrti, Vìrtuech) est en chanvre ou en lin pour le travail, en soie ou en satin pour les fêtes,
  • le châle (Schàl, Hàlstuech) est à partir du 19e siècle une pièce de tissu de forme carrée, bordée de franges,
  • la coiffe (Hüb, Kàpp) est l’élément qui varie le plus selon les villages, la religion ou le statut social. En général, elle se compose d’un bonnet à couture médiane verticale, largement brodé et garni d’un ruban.