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D’abord conçue comme chant de guerre pour l’Armée du Rhin à Strasbourg en 1792 avant de devenir l’hymne national français en 1879, La Marseillaise est un chant révolutionnaire qui a connu plusieurs postérités. Cette exposition qui lui est consacrée, présentée successivement à Marseille, Vizille et Strasbourg, explore le sujet dans une dimension élargie et pluridisciplinaire, croisant les registres de l’histoire, de la musicologie et des arts visuels depuis la fin du XVIIIe siècle jusqu’à nos jours.

Coproduite par le Musée d’histoire de Marseille, le Musée de la Révolution française à Vizille et le Musée Historique de la Ville de Strasbourg, cette exposition interroge les multiples rôles de ce chant qui résonne lorsque la patrie ou les droits de l’homme sont en danger. Le parcours de l’exposition s’organise autour de trois axes majeurs : l’année de la composition de La Marseillaise (1792), sa diffusion comme chant de guerre, refrain révolutionnaire et hymne national, ainsi que son rôle patrimonial en France et à l’étranger.

Lorsque le maire de Strasbourg commande en 1792 le chant de guerre à Rouget de Lisle, la guerre vient d’être déclarée aux ennemis de la Révolution française susceptibles de vouloir restaurer la monarchie. Paroles et musique sont destinées aux troupes de l’Armée du Rhin. Parvenu à Marseille, il accompagne la montée des fédérés sur Paris. Dès lors ce chant de guerre, devenu « L’air des Marseillois », retentit lors des conflits menés par la France.

Plus qu’un hymne guerrier, La Marseillaise devient le chant révolutionnaire lors des fêtes civiques et retentit désormais à chaque révolution. Elle conquiert le monde et est de toutes les rébellions : dès 1793 en Amérique du Sud, en 1794 en Pologne, au XIXe siècle elle accompagne les opposants au tsar, après 1850 elle est revendiquée par les Espagnols républicains. Au XXe siècle on la chante lors de la révolution russe de 1917, elle accompagne la longue Marche de Mao. En 1989 on l’entend sur la place Tienanmen et lors de la chute du mur de Berlin.

La Marseillaise sera consacrée hymne national français en 1879/80. Au XXe siècle, elle est instrumentalisée mais n’en demeure pas moins l’expression de la démocratie française. Entre les deux guerres elle est revendiquée par le Front populaire et utilisée contre le parti communiste. Pétain tentera de la réduire au silence. Elle rassemble les résistants en France, en Espagne mais aussi dans les camps de concentration. Après-guerre, tous les partis s’en réclament.

Au cinéma elle inspire affiches et cinéastes français et internationaux. Chahutée parce que déclinée en reggae par Gainsbourg, elle le sera par certains footballeurs en 2002. Symbole qui dérange, mais aussi chant qui rassemble, lors des attentats de Charlie Hebdo et quelques mois plus tard au Bataclan. Ses paroles heurtent et suscitent maintes réécritures.

Pour compléter le parcours de l’exposition, une programmation culturelle est proposée aux visiteurs (films, concerts et créations musicales…). Chaque étape de l’exposition verra son format variée en fonction du site.

 

Au Musée d’histoire de Marseille, du 26 février au 24 mai 2021

Au Musée de la Révolution française à Vizille, du 25 juin au 4 octobre 2021

Au MAMCS, du 5 novembre 2021 au 20 février 2022

 

Sous le haut patronage de Monsieur Emmanuel Macron Président de la République