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Politique d’acquisition - Musée Zoologique

Politique d'acquisition

Bien sûr, l’envie de reconstituer à l’identique la collection des grands mammifères, perdue pendant la 2e guerre mondiale, a longtemps perduré. Mais, entre-temps, certaines espèces avaient déjà disparu. De plus, dans les années 70 le commerce de nombreuses autres devient fortement encadré, voire interdit par les lois de protection nationales et internationales. Seuls les spécimens de parcs zoologiques, de cirques ou de musées privés peuvent encore être acquis. Encore faut-il que ces acquisitions, aussi belles et spectaculaires soient-elles, puissent s’intégrer dans le parcours et le discours du musée !

Des pièces imposantes

Si de tous temps le musée a acquis des spécimens, il se lance, dans les années 80, dans des achats d’animaux naturalisés imposants. Une girafe de Rotschild et un lion de l’Atlas acquis auprès d’un taxidermiste belge font une arrivée remarquée en 1997. Par sa posture dynamique défiant toutes les lois de l’équilibre, la girafe s’est parfaitement intégrée dans le hall du musée. En 1998, un musée de la chasse ferme à Québriac en Bretagne et le musée saisit cette opportunité pour acquérir une quinzaine de spécimens. Ours blanc, ours brun, kodiak, ours lippu, yack, ragondin albinos… rejoignent ainsi Strasbourg. Ces acquisitions seront complétées par celle d’un magnifique jaguar en 2002. Difficile cependant d’intégrer ces très beaux spécimens dans le parcours du musée, une salle leur a été dédiée sans thématique scientifique à proprement parler.

Des acquisitions encadrées

Le musée devant faire l’objet d’une rénovation, il a semblé plus judicieux de ne pas continuer ces acquisitions pour le moins volumineuses et d’attendre le nouveau programme qui sera développé. De plus, le musée détient l’appellation "Musées de France", ce qui impose que chaque acquisition, onéreuse ou non, soit soumise à l’approbation d’une commission scientifique. Le musée se doit de justifier de la parfaite adéquation des achats, legs ou dons avec son projet scientifique et culturel et les collections existantes.

Une mise en avant des collections régionales

En parallèle, il semblait cependant important de continuer à enrichir le volant régional des collections. Le musée continue ainsi à constituer une véritable banque de données indispensable à des études scientifiques, dans des domaines comme l’écologie ou la biodiversité. Elle permet notamment un suivi de l’état et de l’évolution des populations locales au cours des dernières décennies. Ainsi s’est développée une forte politique d’acquisition des collections d’amateurs, en particulier d’entomologie et de malacologie (insectes et coquillages).

En dehors des collections vraiment constituées, le musée encourage aussi les particuliers ou les établissements scolaires à déposer au musée toutes pièces relatives à la zoologie dont ils n’ont plus l’usage. Bon nombre d’entre elles ont été collectées dans notre région et procurent parfois des données très précises exploitables par les chercheurs ou les naturalistes. D’autres dons, d’origine plus exotique, recèlent occasionnellement des pièces intéressantes comme ce trophée de buffle des forêts entré en 1998. Cette espèce était, jusqu’à cette date, absente des collections du musée.

En fonction de leur intérêt scientifique, les spécimens ainsi obtenus intégreront les collections patrimoniales, d’autres seront exploitées dans les expositions permanentes ou dans les ateliers ou animations pédagogiques.

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Processus de donation

De nombreuses personnes ont un jour collecté, chassé, élevé ou ramené de leurs séjours à l’étranger des spécimens ou parties d’animaux. Conservés parfois pendant de nombreuses années, la question de leur devenir se pose lorsqu’il faut vider une maison ou un appartement. De même, lors de leur mise en sécurité, des établissements scolaires sont tenus de libérer les couloirs encombrés d’armoires regorgeant d’un matériel considéré un temps comme pédagogique. Toujours pour des raisons de sécurité, ils doivent aussi se séparer de toute fiole contenant des spécimens en alcool. Que faire de tout cela ?

Prendre contact avec le musée

La prise de contact avec le musée est un premier pas. L’idéal dans ce cas est de disposer d’une liste aussi précise que possible des objets et accompagnée si possible de photographies permettant d’identifier les espèces.

La documentation relative aux pièces que l’on veut céder est importante, car elle amène souvent des informations sur leur origine et leur date d’acquisition, ce qui est primordial s’il s’agit d’espèces protégées. En effet, pour celles-ci, le musée ne peut accepter que des pièces datées ou dont l’origine est connue. Il est obligé de s’assurer qu’elles sont antérieures aux lois de protection nationales et internationales, et qu’elles sont détenues de façon légale. Parfois, une simple photographie de famille ou des échanges de courrier peuvent attester de la date de collecte ou d’achat.

Un processus de récupération

Le musée s’occupe ensuite de venir chercher les collections et de les conditionner le cas échéant pour le transport. Une attestation de don est signée par le donataire. Elle atteste de la propriété initiale des biens et du don effectué au profit du musée. Elle stipule aussi que selon leur intérêt les objets rejoindront soit les collections patrimoniales, soit pédagogiques. Le don doit se faire sans restriction et sans condition de présentation ou d’exposition. Il est souvent difficile pour les personnes de se démunir de certains souvenirs auxquels elles sont fortement attachées, mais elles doivent savoir que quelle que soit leur destination, ces objets trouveront une seconde vie au sein des collections du musée.

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