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Une entrée au musée… par les coulisses

L’arrivée au musée

Conditionnés dans des sachets, munis de leur étiquette, les objets sont soigneusement rangés dans des caisses en plastique ou de grands cartons… et les voici prêts à entreprendre un nouveau voyage vers l’endroit où ils vont être conservés pour… les générations futures… Eh oui ! Rien que cela ! Le voyage est confortable : en voiture pour les lots pas trop grands. Mais pour les volumes importants, le camion est de rigueur.

Une nouvelle carte d’identité : le numéro d’inventaire

L’inventaire constitue un document de référence obligatoire pour toute étude des œuvres. Le numéro d’inventaire, soigneusement reporté sur l’objet à l’encre de Chine, permet son identification sans risque d’erreur ou de confusion. Le numéro d’inventaire est garant de l’identité de l’objet. Réaliser l’inventaire muséographique est l’une des missions importantes du conservateur et requiert des connaissances scientifiques solides.

L’informatisation des collections a permis de développer de nouvelles techniques d’enregistrement et de nouvelles méthodes d’exploitation des données scientifiques sur les œuvres.

Par son entrée dans une collection publique, l’objet change de statut ; il relève désormais de la domanialité publique. Ce régime juridique est propre au patrimoine public. Il est régi par deux règles fondamentales :

  • l’inaliénabilité : les collections ne peuvent être ni vendues, ni données, ce qui est conforme à la déontologie des musées et au souci de bonne conservation des œuvres sur le long terme,
  • l’imprescriptibilité : en cas de perte ou de vol, les œuvres appartenant au domaine public peuvent être récupérées sans limite de temps, même entre les mains d’un nouveau possesseur qui les aurait acquises de bonne foi.

Une restauration approfondie

Les objets les plus importants vont être confiés au restaurateur pour bénéficier d’un traitement approfondi. La restauration des objets répond à un double objectif :

  • assurer leur préservation sur le long terme,
  • rendre à l’objet sa lisibilité et permettre sa présentation.

La diversité des objets archéologiques et la variété des matières dans lesquelles ils peuvent être fabriqués rendent parfois la restauration très complexe. Les matières organiques (cuir, textile, bois, papier…), les métaux et les substances minérales (roches, argiles, verres…) demandent des techniques de restauration adaptées à chaque cas.

Seule une restauration bien menée, ce qui demande beaucoup de soin et de compétence, pourra assurer la survie des objets après leur mise au jour et assurer la présentation au public dans de bonnes conditions dans les vitrines d’un musée.

Étape n°4 : Le grand moment est enfin arrivé !