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L’Italie et ses divers foyers

Musée des Beaux-Arts

On ne saurait, sinon par commodité, parler de peinture italienne tant chaque ville de la péninsule eut sa propre tradition, ses particularismes.

Comment ne pas distinguer notamment Florence, Sienne, Rome, Venise, Naples, Gênes, Bologne ? Les peintures de ces foyers italiens ont été depuis la Renaissance avidement recherchées par les collectionneurs. Les rois européens se disputaient les chefs-d’œuvre italiens, puis les musées entrèrent en concurrence. Dans ce contexte créer un musée neuf vers 1890 en voulant représenter l’histoire de la peinture italienne fut un défi. Relevé brillamment. Pratiquement chaque foyer, chaque période sont représentés au musée avec souvent des œuvres de la plus haute qualité de ces artistes.

Si Bode s’attacha aux aspects "classiques" (c’est-à-dire ceux unanimement considérés comme importants vers 1890), Haug put ajouter quelques tableaux italiens plus inattendus (natures mortes, œuvres caravagesques) car il participait aux évolutions de l’histoire de l’art et de l’histoire du goût. Enfin en 1997 entrait au musée une véritable "manne baroque" : un formidable ensemble de peintures italiennes des XVIIe et XVIIIe siècles rassemblées par Othon Kaufmann et François Schlageter.

On n’oubliera pas que le musée expose aussi quelques sculptures italiennes importantes, tels les portraits par Vittoria (en terre cuite) et celui virtuose en marbre par l’Algardi. L’autoportrait du sculpteur Bandinelli vient aussi rappeler que c’est dans l’Italie de la Renaissance que l’artiste cessa d’être un artisan pour être considéré comme un être à part, un "génie".

Œuvres de la collection