Détail Entité

Coraux, crustacés, coquillages…

Musée Zoologique

Les collections du musée comportent bien plus d’invertébrés que de vertébrés et c’est bien naturel puisque le nombre d’espèces connues est 30 fois supérieur pour les premiers ! Ainsi en plus des insectes, d’autres groupes importants sont très bien représentés.

Des spécimens ont été collectés dans les mers et océans du monde entier pour constituer plusieurs collections d’invertébrés. Ainsi crustacés, éponges, coquillages, échinodermes (oursins, étoiles de mer…) et coraux sont abondants, mais ils ne sont pas les seuls. Des groupes plus méconnus du grand public y ont aussi une belle place, comme les bryozoaires ou les annélides. Les échantillons se conservent soit à sec (les coquillages et les coraux s’y prêtent bien) soit en alcool (corps mous des pieuvres et anémones de mer par exemple). Les milieux terrestres sont également représentés par de belles collections d’araignées et de scorpions.

Un directeur du musée de la période allemande : Oskar Schmidt

Bon nombre de spécimens d’invertébrés marins proviennent de la mer Adriatique et des côtes italiennes. Ils furent collectés entre 1860 et 1886 par Oskar Schmidt, titulaire de la chaire de zoologie à Strasbourg et directeur du musée entre 1872 et 1886. Oskar Schmidt effectuait alors des séjours scientifiques sur ces rivages en compagnie du grand biologiste allemand Ernst Haeckel avec lequel il entretenait des relations privilégiées. Les échantillons qu’il a ramenés appartiennent aux principaux groupes marins, mais surtout aux éponges dont il était un spécialiste réputé.

Par l’intermédiaire de Louis Agassiz (fondateur du prestigieux Museum of Comparative Zoology de Cambridge aux États-Unis) et d’Alexandre (son fils), Oskar Schmidt obtient pour le musée quantités d’échantillons collectés au cours de campagnes océanographiques le long des côtes américaines. Ils proviennent notamment des expéditions Hassler ou Blake de l’U.S. Coast and Geodetic Survey dans les années 1870.

Les collections japonaises

Entre 1879 et 1881, Ludwig Döderlein passe deux années à faire draguer les fonds marins dans la région de Tokyo. Il ramène en Europe une importante collection (en majorité d’invertébrés) qu’il doit abandonner après la signature de l’armistice en 1919. Une grande partie de cet ensemble est toujours à Strasbourg. Elle contient de nombreux types, surtout de crustacés et d’éponges, qui sont régulièrement consultés par des chercheurs du monde entier.

Les contributions d’ Edward Ortmann

Ce naturaliste américain d’origine allemande, avait fait une partie de ses études à Strasbourg et fut assistant au musée de 1888 à 1893. Grand voyageur, il collecte des spécimens un peu partout en Afrique et en Amérique. Il fait don au musée de bon nombre d’entre eux, notamment un important matériel (marin surtout) de Tanzanie. Il offre aussi des insectes provenant de toutes les régions où il a vécu, y compris l’Alsace. Entre 1890 et 1894 il étudiera l’ensemble de la collection de crustacés du musée, groupe dont il était un spécialiste renommé. Huit volumes retracent ses travaux.

Œuvres de la collection

Musée Zoologique
Musée Zoologique
Musée Zoologique
Musée Zoologique
Musée Zoologique
Musée Zoologique