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Spécimens rares ou remarquables

Musée Zoologique

Des collections abondantes qui couvrent plus de 250 ans de récoltes dans toutes les régions du globe ont une bonne probabilité de comporter des spécimens remarquables, tant par la rareté de l’espèce que par leur statut scientifique.

En effet, les collections recèlent bon nombre de types. Ces éléments de référence, attachés à un nom scientifique, désignent le matériel original (un ou plusieurs exemplaires) ayant servi à décrire une espèce vivante ou ayant vécu. La présence de types dans des collections muséales leur confère leur renommée scientifique. Mais elles comportent aussi des spécimens d’espèces qui ont disparu de la surface du globe depuis leur collecte.

Les types

Jusque dans les années 1960, l’essentiel de la recherche scientifique était concentrée dans les universités et les musées. De fait, le Musée Zoologique a eu des conservateurs et directeurs qui étaient souvent des sommités dans leurs domaines respectifs. Plusieurs d’entre eux ont notamment décrit de nouvelles espèces dans leurs groupes de prédilection.

Les collections ont ainsi pu s’enrichir de nombreux types, surtout parmi les éponges (trois spécialistes se sont succédé au musée, Oskar Schmidt, Ludwig Döderlein puis Éric Topsent au début du XXe siècle) et les crustacés (surtout des spécimens japonais ramenés par Döderlein). Quelques spécimens remarquables se cachent parmi les vertébrés : le macroscélide de Rozet (Elephantulus rozeti (Duvernoy, 1833)), un petit insectivore africain, la tortue d’Hermann (Testudo hermanni Gmelin, 1789) ou encore la couleuvre de Montpellier (Malpolon monspessulanus (Hermann, 1804)) ont leur type au musée.

Les espèces rares en Alsace

Ces collections régionales constituées sur plus de deux siècles recèlent des exemplaires d’espèces qui ont aujourd’hui disparu de nos régions. Elles permettent ainsi de reconstituer l’évolution de la faune locale. Ainsi en Alsace et dans les Vosges, plusieurs espèces ont disparu au cours du dernier siècle, parce qu’elles ont été exterminées (loup, lynx, ours) ou suite à la destruction de leur habitat (pygargue à queue blanche, apollon dans le sud des Vosges). D’autres, comme la loutre ou le grand tétras, se raréfient dangereusement. Certaines reviennent spontanément (loup) ou grâce à des programmes de réintroduction (lynx).

Une vitrine illustre par plusieurs spécimens naturalisés cette faune fragile qu’il faut protéger.

Les espèces disparues ou menacées mondialement

De la même façon, 250 ans de collectes de faune mondiale recèlent également des spécimens d’espèces qui cette fois, ont disparu de la planète entière, et sont donc considérées éteintes. Leur extinction est due à l’intervention humaine comme la chasse excessive, la destruction de l’habitat ou la pollution. Parfois c’est une combinaison de plusieurs de ces facteurs qui a provoqué la disparition totale ou une raréfaction telle que l’espèce risque de disparaitre.

Les collections, en particulier celles d’oiseaux, conservent plusieurs dizaines de spécimens d’espèces disparues, dont le plus célèbre est certainement le grand pingouin ! Une vitrine leur est dédiée dans les présentations permanentes.

Œuvres de la collection

Musée Zoologique
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