Détail Entité

Reptiles, amphibiens et poissons

Musée Zoologique

Bien naturalisés et pour certains de dimension imposante, leur présence se fait remarquer dans les deux espaces qui leur sont dévolus au musée.

Dans l’exposition permanente, caméléon de Jackson, gecko, varan malais, scinque rugueux, tégu commun, iguane terrestre des Galápagos, lézard volant, basilic côtoient cistude d’Europe, tortue boîte, serpentine ou imbriquée. Un diorama évoquant les bords du lac Tanganyika met en scène un impressionnant crocodile du Nil. Si le cœlacanthe joue aux vedettes dans un nouvel aquarium, rareté de la pièce oblige, d’autres spécimens ont fait leur apparition. Des papa-poules que sont l’hippocampe et l’épinoche, à l’exocet qui s’essaye comme planeur en passant par la migration des anguilles, quelques secrets de la vie des poissons sont dévoilés.

Des naturalisations difficiles

Les spécimens naturalisés ne représentent qu’une infime partie de ces collections. La grande majorité est conservée en alcool : plus de 4 000 poissons, quelques 1 200 serpents, 1 600 lézards, 700 amphibiens et 90 tortues sont stockés dans les réserves du musée. Ils représentent un bel éventail de la diversité de ces groupes dans toutes les régions du monde avec quelques spécimens spectaculaires comme la salamandre géante du Japon.

Ce mode de conservation a été privilégié, car la naturalisation s’avère dans beaucoup de cas complexe et difficile. Les amphibiens par exemple ont la peau trop fine et trop extensible pour cacher les défauts de la forme et réaliser des taxidermies fidèles à l’aspect du vivant. Chez les poissons, la peau est attachée au crâne. De plus, les couleurs disparaissent lors du tannage et il est nécessaire de recolorer les animaux, une tâche ardue si l’on veut que les couleurs ne semblent pas trop artificielles. Ces difficultés ne font que donner plus de valeur aux quelques deux cents spécimens de poissons parfaitement naturalisés.

Des collecteurs

Nombre de ces collections proviennent d’achats aux Comptoirs d’Histoire naturelle (Redemann, Frank, Speyer, Rolle, Schneider…). Le Dr. Sicard, médecin militaire, a pourvu le musée de plus de 250 spécimens de serpents, lézards et amphibiens provenant de Madagascar, du Maroc et de Tunisie collectés lors de ses affectations dans ces contrées.

Un nom revient beaucoup dans la collection de poissons, celui de Ludwig Döderlein, conservateur puis directeur du musée. Plus de 200 spécimens collectés au Japon dont pas moins de 33 spécimens types ont été ramenés par cet éminent zoologiste. Quelques amphibiens et serpents complètent cet ensemble.

Œuvres de la collection