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Des oiseaux par milliers

Musée Zoologique

Ils constituent une des collections phares du musée. Près de 18 000 pièces, collectées pour la plupart au XIXe siècle, couvrent pratiquement l’ensemble des familles d’oiseaux existantes et proviennent de tous les coins du globe.

La collection se décline sous diverses formes de conservation. La grande majorité des spécimens se compose d’animaux naturalisés, réalisés essentiellement par les taxidermistes habiles de la période allemande (1871-1918). Elle comporte aussi des œufs, nids, pièces ostéologiques, et de nombreuses mises en peaux qui suscitent l’admiration par leur magnifique état de conservation. En effet cette technique consiste en un traitement de la dépouille des oiseaux comme pour une naturalisation, mais les peaux ne sont pas montées. Elles sont simplement rembourrées et stockées soigneusement côte à côte à l’abri de la lumière. De ce fait les couleurs ont été admirablement préservées.

Une diversité mondiale

La collection est remarquable par sa richesse géographique : quasiment tous les milieux de la planète sont représentés ! Les spécimens invitent à un voyage autour du monde : colibris d’Amérique Centrale ou du Sud, condor des Andes, paradisier de Nouvelle-Guinée, albatros hurleur de l’Antarctique, émeu d’Australie, pygargue à tête blanche des États-Unis, lophophore resplendissant d’Asie côtoient cigogne blanche et courlis cendré de nos régions. Pour découvrir l’ensemble des spécimens, téléchargez notre catalogue (en anglais).

Collecteurs et donateurs : de l’ornithologue passionné au garde-forestier

De nombreux collecteurs ont contribué à ces collections, parmi lesquels figurent d’éminents ornithologues, des naturalistes locaux mais aussi des comptoirs d’histoire naturelle. Le plus célèbre d’entre eux est sans conteste l’ornithologue anglais John Gould, spécialiste des oiseaux australiens. Le nom de Nicolas Saucerotte, ancien chirurgien-dentiste du Tsar de Russie, puis conservateur-adjoint du musée, est associé à plus de 300 colibris. Plus de 600 spécimens, provenant essentiellement d’Alsace et de Russie, sont liés à Ph. Ehrhardt, un collecteur qui reste encore une énigme pour le musée.

En 1951, le musée acquiert la collection d’œufs d’Albert Wehrung. Ce garde-forestier avait profité de sa fonction pour constituer, entre 1910 et 1950, une collection unique de 350 pontes. Son carnet de collecte est richement renseigné : description du lieu de découverte, du nid et des matériaux qui le composent, de la taille et de la couleur des œufs…

À l’heure actuelle, les collections s’enrichissent surtout grâce aux dons de particuliers qui, en rangeant un grenier, découvrent un grand tétras trophée de chasse ou un hibou grand-duc tué par un aïeul…

Des spécimens rares ou remarquables

Bien entendu, du fait même de la richesse de la collection, il était prévisible d’y découvrir des spécimens remarquables, soit par la disparition de l’espèce depuis la collecte, soit par leur rareté. Les réserves abritent notamment de rares et étranges individus albinos de chouette effraie ou de corneille et le visiteur peut admirer une belle collection de paradisiers dans la galerie des oiseaux.

Œuvres de la collection

Musée Zoologique
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