Détail Entité

Mammifères

Musée Zoologique

Au musée, ils règnent un peu en maîtres. De la taupe à l’éléphant de mer, en passant par la girafe, ils occupent de nombreux espaces pour le plaisir des visiteurs.

Dans l’exposition permanente, la collection des mammifères se décline autour des spécimens naturalisés qui offrent un aperçu très riche des mammifères dans le monde. Singe hurleur ou loup à crinière d’Amérique du Sud, indri de Madagascar, échidné d’Australie, panthère nébuleuse de Bornéo, glouton ou baribal d’Amérique du Nord, tapir des Andes, cerf ou sanglier de nos régions nous offrent un voyage riche en découvertes. Entre le long doigt de l’aye-aye, le bec de canard de l’ornithorynque et les écailles des tatous, les mammifères exposent toutes leurs particularités.

Les collections au service de la recherche

La collection contient des mises en peaux très bien documentées, tant au niveau des lieux de collecte que des mensurations de l’animal. À la différence des mises en peaux d’oiseaux, la majorité des peaux de mammifères s’apparente plus à des descentes de lits…

Les pièces ostéologiques constituent le pan le plus important de la collection de mammifères. Celle-ci regorge de plusieurs milliers de pièces et contient la seule collection de mammifères constituée par un particulier, Reinhold Hensel. Ce naturaliste allemand s’est intéressé à l’étude des crânes, en particulier ceux des rongeurs et des canidés. Le musée a acquis sa collection de plusieurs centaines de pièces en 1882.

Les pièces squelettiques se prêtent bien aux études génétiques et plusieurs spécimens (loup, tigre…) ont fait l’objet d’infimes prélèvements à ces fins. Depuis 2009, une collection d’ostéologie de référence riche de plus de 800 pièces a été constituée au musée. Cette ostéothèque est mise à la disposition des chercheurs, enseignants et étudiants en archéologie et plus précisément en archéozoologie, une discipline qui s’intéresse aux restes d’animaux dans un axe de recherche centré sur les relations homme-animal.

Des pièces insolites et rares

La collection contient des petites merveilles qui en étonnent plus d’un. L’énigmatique "Roi de rats" fascine et interroge. La taille du morse ou de l’éléphant de mer sidère. Le chevreuil albinos intrigue à côté de ses congénères. Le lion de l’Atlas à la crinière imposante et le thylacine témoignent en tant que sous-espèce et espèce disparues de l’action de l’homme sur la biodiversité. La collection comporte également des spécimens-type comme les crânes d’une sous-espèce de tigre, le petit macroscélide de Rozet ou le squelette du phoque moine.

Une taxidermie pas toujours à la hauteur

Les mammifères ont focalisé l’attention de ceux qui les empaillaient aux XVIIIe et XIXe siècles. Les préparateurs prenaient soin de retranscrire dans l’animal ce qu’on leur avait raconté sur son comportement, comme sa férocité ou au contraire sa docilité. Les singes, par exemple, adoptent des attitudes très humaines, la patte sur la hanche ou assis comme s’ils discutaient. Les taxidermies de ces siècles passés sont parfois très éloignées de l’aspect réel de l’animal, le loup naturalisé par Jean Hermann en est un exemple. Contrairement aux oiseaux où l’on garde crâne et os des pattes, le squelette des mammifères est en général conservé séparément et n’est pas intégré au spécimen naturalisé. De ce fait, le mannequin réalisé à l’époque à partir de fibres de bois et autres matériaux ne peut pas reproduire la musculature de l’animal et le spécimen en devient quelque peu difforme.

Œuvres de la collection

Musée Zoologique
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