Détail Entité

Paysage

Musée des Beaux-Arts

La Nature comme spectacle : paysages européens… La peinture de paysage est un des sommets de l’art européen.

Comme la nature morte et le portrait ce n’est qu’à la Renaissance que le paysage quitte la peinture religieuse, où il servait de fond, pour devenir un genre autonome, apprécié en tant que tel.

Les œuvres exposées permettent de saisir toutes les nuances et variétés de ce genre. On y voit un bel ensemble nordique, avec une conception naturaliste, une description des campagnes, des forêts, des marines, plus rarement des montagnes (mais avec quelle force chez Everdingen !) ; les paysages italiens et français se veulent plus composés, plus héroïques, on oserait dire plus "conceptuels".

Dans tous ces paysages, la place de la figure humaine est bien longtemps cruciale et il faut attendre en fait le XIXe siècle pour que le paysage "pur" soit au cœur des révolutions de la peinture, en France avec Corot et Courbet, avant les Impressionnistes.

On n’oubliera pas les vedute (vues de villes) et tout particulièrement le cuivre de Canaletto montrant une partie de sa Venise natale. Ni les intérieurs d’églises et de temples, spécialité nordique.

À côté de tant d’œuvres représentatives, le musée expose aussi des œuvres inattendues : comment ne pas mentionner le paysage romain de Moucheron ? Peint au milieu du XVIIe siècle, il est si moderne dans sa construction qu’il évoque Corot. Il montre le choc éprouvé par les nordiques découvrant le Sud, ses monuments, sa nature, ses cieux mais surtout sa lumière. Le paysage se fait poème.

Œuvres de la collection