Détail Entité

Franc-maçonnerie

Musée Historique

Un haut lieu de la franc-maçonnerie depuis le 18e siècle.

Grâce à un legs discret de Paul Abraham Gerschel en 1939, les musées de Strasbourg disposent d’une importante collection d’objets maçonniques du 18e au 20e siècle.

18 éléments provenant de temples strasbourgeois, plus de 70 éléments vestimentaires : tabliers, sautoirs, cordons, chasubles, une trentaine de bijoux, des effets personnels, quelques épées, une dizaine de sceaux et matrices constituent le noyau d’une collection d’objets maçonniques léguées par Paul Abraham Gerschel à la veille de la seconde guerre mondiale. S’y ajoute une impressionnante quantité de documents graphiques : certificats, tableaux de loge, testaments philosophiques qui permettent de connaître les loges strasbourgeoises de la fin du 18e siècle à 1870. Quelques dons récents ont enrichi la collection pour le 20e siècle.

À cette collection il faut encore ajouter le grand fond de documents écrits et imprimés conservés principalement aux archives de l’Eurométropole et à la Bibliothèque du Patrimoine de Malraux.

La franc-maçonnerie apparait en 1743 à Strasbourg et compte 3 loges importantes au 18e siècle (la loge Saint-Jean d’Hérédon de Sainte-Geneviève, le Parfait Silence et la Candeur) et 6 loges au début du 19e siècle. Entre 1815 et 1872 la loge des Frères réunis absorbe deux autres loges (la Concorde et la Vraie Fraternité). Elle se préoccupe sur le plan social (quête après des inondations, soutien à la veuve et à l’orphelin), crée une école d’adultes, et cherche à opérer un rapprochement entre les loges françaises et allemandes en inaugurant une statue d’Erwin (l’architecte concepteur d’une partie de la façade de la cathédrale de Strasbourg) à Steinbach en 1845. Supprimées après l’annexion, les loges françaises sont remplacées par des loges allemandes après 1872.

Parmi les personnalités strasbourgeoises franc-maçonnes des 18e et 19e siècles, citons le pasteur Blessig, le prince Maximilien de Deux-Ponts, J.F. Ehrmann et l’imprimeur Gustave Silbermann.

Ressources complémentaires