Détail Entité

Ville libre royale puis révolutionnaire (1681-1800)

Musée Historique

Qu’est-ce qui change à Strasbourg au lendemain de son rattachement au Royaume de France ?

Suite à la guerre de Trente Ans (1618-1648), Louis XIV étend son pouvoir jusqu’au Rhin et conquiert Strasbourg. Il y réintroduit le catholicisme, installe un "prêteur" royal, intermédiaire obligé entre la ville et le roi, et un gouverneur militaire qui reprend au nom du roi la célèbre fonderie de canons et impose progressivement les monnaies royales.

Le plan-relief de Ladevèze permet de se familiariser avec l’aspect de la ville en 1727, avant l’arrivée de l’architecture française (palais Rohan, hôtels particuliers des Hesse-Darmstadt, des Deux-Ponts, etc.). Quelques objets témoignent des habitudes en matière de mobilier et de véhicules, mais aussi des apports de l’art français qui s’installe progressivement à Strasbourg.

La Révolution marque la fin de cette période : d’abord réfractaires, les Strasbourgeois adhèrent à la Révolution qui fera d’eux des Français à part entière. "La Marseillaise" est composée pour l’Armée du Rhin à Strasbourg par Rouget de l’Isle. Kléber, roturier passionné plus par la chose militaire que par l’architecture qu’il avait apprise, s’engage comme volontaire et devient rapidement général. Son talent, reconnu par Napoléon, lui vaudra d’être nommé chef de l’Armée d’Orient et d’être assassiné à ce titre en 1800 au Caire.

Œuvres de la collection