Détail Entité

Une ville libre du Saint-Empire romain germanique jusqu’en 1681

Musée Historique

Les princes n’y font pas la loi et la cité se défend grâce à ses bourgeois. Avec Gutenberg, Strasbourg deviendra une ville d’imprimeurs puis un haut lieu de la Réforme protestante.

Qu’est-ce qu’une ville libre ? Après avoir résumé l’histoire de la cité avant le Moyen Âge et présenté les emblèmes de la cité, les premières vitrines du parcours sont dédiées à cette question. Avoir la capacité de se défendre, bénéficier du privilège de frapper ses propres monnaies et pouvoir organiser des foires sont les conditions d’une ville libre. Armes, monnaies, boîtes de changeur, poids et objets liés aux échanges commerciaux illustrent ce propos. Hanaps ainsi qu’une marmite défoncée et des moules à gaufre rappellent les échanges entre villes au 16e siècle, comme le célèbre voyage que firent les zurichois en 1576 à Strasbourg.

Strasbourg était-elle pour autant la République dont avait rêvé Platon comme le prétendait Érasme de Rotterdam dans un compliment adressé à la ville ? Sans doute pas, mais cette question permet d’exposer des objets provenant des corporations qui constituaient la structure de base de la ville et de s’interroger sur ceux qui avaient le droit d’acquérir le droit de bourgeoisie et ceux qui en était exclus comme les domestiques ou les juifs par exemple.

Grâce au séjour que fit Gutenberg à Strasbourg, l’imprimerie se développa avec de nombreuses officines d’imprimeurs dans tous les quartiers. S’il reste peu de chose du 15e siècle, des témoignages plus récents, notamment des souvenirs liés à la fête organisée en l’honneur de Gutenberg en 1840 permettent d’évoquer le rôle prépondérant des livres dans le déclenchement de la Réforme. Réforme et Humanisme étant des concepts assez délicats à évoquer à travers des objets, de petits films et des "produits dérivés" sont proposés au visiteur pour comprendre le rôle de l’imprimerie et les questions qui agitaient humanistes et réformateurs.

Cette section se clôt sur un rappel des édits somptuaires qui divisent la société strasbourgeoise en 6 classes sociales n’ayant ni les mêmes droits vestimentaires, ni les mêmes privilèges. Le costume de la belle strasbourgeoise, un superbe vitrail montrant la quête des orphelins ainsi que des portraits de notables illustrent ce thème.

Œuvres de la collection