Détail Entité

Natures mortes

Musée des Beaux-Arts

Le musée des Beaux-Arts expose le plus important ensemble de natures mortes conservé dans un musée de région français. Il revint à Hans Haug de l’avoir rassemblé dans les années 1930-1960 quand ces "peintures de la réalité" n’étaient pas encore appréciées à leur juste valeur.

Dans la hiérarchie des genres codifiée au XVIIe siècle puis dans les mentalités les siècles suivants, la nature morte occupait le rang le moins apprécié. Pour les théoriciens copier la nature immobile ne relevait que de la pratique et ne nécessitait aucune culture. Ce qui ne veut évidemment pas dire que les amateurs ne payaient pas des prix élevés pour les œuvres importantes décrivant la "réalité silencieuse".

Diderot peut bien qualifier Chardin de "magicien", ce dernier restait considéré comme moins estimable que ses collègues peintres d’Histoire…

Une même ambiguïté est perceptible pour les vanités, une catégorie de natures mortes : Pascal peut décrier ces œuvres montrant des objets qui ne seraient pas admirés dans la réalité, les amateurs les appréciaient tout autant pour leur message spirituel que pour la virtuosité des peintres.

Il faut se méfier de la simplicité. Pour prendre un exemple, les tulipes peintes par Linard ne sont pas seulement un admirable morceau de peinture mais aussi l’écho de la première crise boursière tant les bulbes des tulipes furent l’objet d’insensées spéculations.

Œuvres de la collection

Musée des Beaux-Arts
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