Détail Entité

France

Musée des Beaux-Arts

Trois siècles de peinture française…

La constitution d’une nouvelle collection par le conservateur berlinois Bode entre 1890 et 1914 eut pour conséquence une très faible représentation des écoles française et britannique. Les antagonismes politiques expliquent ce choix.

Il revint donc à Hans Haug de remédier à cette lacune criante. Il put faire acheter ou obtenir des dons importants comme des dépôts du musée du Louvre, mais ce fut fait, avec les moyens disponibles, en tenant compte du goût de son époque. C’était la vogue pour les "peintres de la réalité". Entrèrent ainsi d’importantes natures mortes françaises et quelques belles peintures en particulier par Vouet, Vien ou Chassériau. Le couronnement de la carrière de Haug fut l’achat en 1963 de La Belle Strasbourgeoise de Largillierre, icône du musée et sa Joconde ! On lui doit aussi l’entrée d’œuvres alsaciennes.

Malgré ces efforts, la peinture française demeure encore sous-représentée et la politique d’acquisitions du musée vise précisément à faire entrer des tableaux français des XVIIe et XVIIIe siècles, afin d’offrir aux visiteurs un parcours toujours plus équilibré.

L’achat récent d’un tableau parfaitement classique Le Repos pendant la Fuite en Egypte par Levieux, du merveilleux Berger italien avec une bufflonne par Barbault ainsi que d’esquisses du XVIIIe siècle va dans ce sens et l’effort devra être poursuivi.

Dans le domaine artistique, la France a recueilli, filtré, les innovations du Nord et du Sud. Elle a aussi tant apporté à l’histoire de la peinture européenne qu’elle doit avoir toute sa place dans le parcours européen proposé par le musée.

Œuvres de la collection