Détail Entité

Portrait

Musée des Beaux-Arts

Entre intimité et apparat : variétés du portrait.

Devant un portrait on ne peut que se demander ce qui relève de l’individu (un être particulier mais pétri par les déterminations sociales et les mentalités de son temps) et ce qui relève de la personne (un modèle concret dont les traits sont représentés directement). La Renaissance et l’Humanisme ont remis ce genre à une place élevée. Puis les portraits ont proliféré dans toute l’Europe. Certaines époques ont privilégié l’un ou l’autre aspect.

Longtemps il y eut un droit au portrait. N’importe qui, selon les critères de l’époque, ne pouvait être portraituré. Le portrait était souvent réalisé à l’occasion d’un événement précis : un mariage ou l’accession à une fonction importante.

Le musée expose de véritables icônes du portrait européen par ces meilleurs spécialistes. Van Dyck peint une aristocrate génoise d’un certain âge mais aux mains d’une élégance -et jeunesse- suprêmes ; Champaigne peint la plus véridique effigie du terrible -mais si humain- Richelieu ; Goya portraiture son ami ministre dont le regard ne s’oublie pas. La Belle Strasbourgeoise n’est-elle pas au fond autant portrait d’une dame que celui d’un riche et symbolique costume ?

Particulièrement fascinants sont les autoportraits : le peintre se montre comme il veut être perçu, tantôt bohème, tantôt génie, tantôt gentilhomme.

La photographie a semble-t-il porté un coup fatal à ce genre même si de grands artistes continuent à scruter les traits de tel individu, de telle personne.

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