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Aperçu des collections du Musée Zoologique

Des mammifères aux tortues en passant par les oiseaux, les papillons, les araignées ou les crustacés, les collections sont représentatives de tous les groupes zoologiques. Bien entendu de façon très différente. Les insectes remportent la palme avec 80 000 spécimens. Les mollusques se comptent par dizaines de milliers, quelques 18 000 oiseaux, plus de 10 000 pièces de mammifères, quelques 5 000 poissons et autant de crustacés. Coraux, méduses, oursins, araignées ne sont pas en reste.

Des méthodes de conservation adaptées aux spécimens

Naturellement, dans la partie publique, la part belle est donnée à la naturalisation (mammifères, oiseaux, poissons, crocodiles…) mais aussi à la conservation à sec. Cette dernière concerne les animaux ayant un squelette externe (crustacés, insectes, étoiles de mer…), les productions animales (nids, œufs) ainsi que les coraux et éponges. Mais d’autres moyens sont mis en œuvre pour conserver par exemple méduses, cœlacanthe ou seiches, la conservation en milieu liquide qui, malheureusement, a l’inconvénient de faire disparaître les couleurs. Les pièces squelettiques quant à elles, subissent une longue préparation de nettoyage et le montage des squelettes est une opération minutieuse et difficile.

Une diversité de pourvoyeurs

Provenant de toutes les régions du monde, les spécimens sont les témoins des collectes menées par des hommes, explorateurs, scientifiques ou simples citoyens passionnés par l’histoire naturelle. Jean Hermann privilégiait la collecte par ses étudiants ou connaissances scientifiques.

Au XIXe siècle, la période française voit naître une vaste confrérie des Alsaciens du bout du monde, qui se font fort d’envoyer au musée de leur région toutes les espèces possibles. Des scientifiques comme G. W. Schimper, Wahlberg, John Gould ou Cuming apportent au musée des pièces d’Abyssinie, d’Afrique du Sud ou d’Australie. À cette époque-là, les comptoirs d’histoire naturelle fleurissent. Ils ont pour noms Frank ou Verreaux.

Pendant la période allemande, le musée travaille avec Linnaea, Schneider, Umlauff, Rolle. Les collectionneurs ne sont pas en reste, en particulier en entomologie, domaine pour lequel le musée possède une bonne vingtaine de collections particulières, données, léguées ou achetées essentiellement aux XXe et XXIe siècles.

Des pièces rares, bizarres ou étonnantes

Comme des fantômes, chevreuil, faisan ou écureuils albinos côtoient leurs congénères colorés dans la vitrine des forêts de nos régions. Dans la salle consacrée au monde marin, de fins et délicats modèles en verre de méduse paraissent plus vrais que nature au milieu des coraux, et un homard américain fait rêver les amateurs de crustacés. Dans le Cabinet d’Histoire naturelle de Jean Hermann, des gants en soie marine côtoient le plastron de la tortue d’Hermann. Le thylacine ou loup marsupial pose au milieu d’autres espèces disparues. Un éléphant de mer impressionnant rivalise avec un morse dans la vitrine des pôles.

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