Détail Entité

Nature morte à l’esquisse de Delacroix

Paul Gauguin (Paris, 1843 – Fatu Hiva (Polynésie Française), 1903)
1887

Huile sur toile

40 x 30 cm

Provenance : Legs de Raymond Koechlin en 1931
MAMCS

En quête d’une humanité et d’une nature vierges de toute civilisation moderne, Paul Gauguin quitte définitivement sa vie bourgeoise parisienne pour explorer dans un premier temps la culture primitive bretonne avant de s’établir en Océanie.

Dans la Nature morte à l’esquisse de Delacroix, les fruits et légumes tropicaux illuminent la toile de leurs couleurs éclatantes, soulignées d’un trait noir, rappels du cloisonnisme que l’artiste met au point à Pont-Aven. La gravure d’après Delacroix, située en arrière-plan représentant Adam et Ève chassés du Paradis donne tout son sens à cette nature morte. Ainsi, Gauguin oppose à la civilisation occidentale la vie primitive édénique et la générosité d’une nature luxuriante et d’une culture innocente rencontrées par l’artiste en Polynésie. Prémonitoire, cette œuvre présage aussi le destin ultime que l’artiste endurera au sein de son paradis terrestre.