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angle-left 1518 LA FIÈVRE DE LA DANSE

1518 LA FIÈVRE DE LA DANSE

Rencontre à la librairie Quai des Brumes le 8 novembre à 19h

Le catalogue de l'exposition "1518 La fièvre de la danse", sorti en librairies le 18 octobre, fera l'objet d'une rencontre à la librairie Quai des Brumes le jeudi 8 novembre à partir de 19h.

Les lecteurs seront invités à poser leurs questions à deux auteurs du catalogue : Élisabeth Clementz, maître de conférences à l'Institut d'histoire d'Alsace de l'Université de Strasbourg, et Georges Bischoff, professeur émérite d'histoire du Moyen Âge. Cécile Dupeux, conservatrice du musée de l'Œuvre Notre-Dame et commissaire de l'exposition, sera également présente.

Rencontre le jeudi 8 novembre à 19h
Librairie Quai des Brumes
120 Grand'Rue
67000 Strasbourg

 

En juillet 1518, des dizaines de personnes se mirent à danser dans les rues de Strasbourg. Cette épidémie de danse, qui s’étendit sur plusieurs semaines, ébranla la communauté strasbourgeoise et frappa les esprits au point d’être consignée par de nombreux prédicateurs ou chroniqueurs de l’histoire municipale.
L’ouvrage se propose de revenir sur ce phénomène 500 ans plus tard et d’observer la manière dont l’administration de la ville, le clergé ou le corps médical tenta d’y remédier. Reprenant le déroulement des événements, il s’efforce d’éclairer le contexte de cet épisode historique particulier et de le mettre en relation avec d’autres cas de « manies dansantes » qui ont marqué le Moyen Âge.
Il s’attache à distinguer les faits, tels qu’ils nous sont livrés par les sources originales, des interprétations abusives contribuant à donner du Moyen Âge la vision erronée d’un monde simpliste, traversé par des pulsions irrationnelles et secoué par les crises. Croisant le regard de divers spécialistes, il constitue à la fois une référence sur l’événement, mais aussi l’occasion d’un travail critique sur la méthode de l’historien. En rapprochant l’épidémie de 1518 d’autres phénomènes similaires, en faisant le point sur les interprétations ou réappropriations contemporaines, dont celle de Jean Teulé, il éclaire la fascination qu’exercent sur nous ces moments de « désordre social ».