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L’Europe des esprits ou la fascination de l’occulte, 1750-1950 
Séparation

On sait très peu de choses de la vie de Nicolas de Leyde, dont seules 11 années sont documentées. On suppose qu’il est né vers 1430 à Leyden en Flandres comme l’indique son nom, mais il est également appelé parfois Nicolas Gerhaert, du nom de son père. Il est signalé pour la première fois en 1462 où il signe un monument à Trêves, s’installe pour quelques années à Strasbourg et meurt à Vienne en 1473 où il avait été appelé au service de l’Empereur Frédéric III.
Aucune donnée n’est connue sur sa formation et sur ses voyages d’apprentissage, mais certaines de ses œuvres laissent supposer qu’il a pu voyager en Bourgogne ou dans le Nord de la France. S’il a sculpté le bois comme la pierre, ce sont essentiellement les œuvres en pierre qui sont parvenues jusqu’à nous.

Quelques œuvres importantes jalonnent son parcours : daté 1462, le tombeau de l’archevêque Jacob von Sierck de Trêves est le premier à fournir une date et la signature « nicolas(us).gerardi.de.leyd(en) ». Nicolas rejoint ensuite Strasbourg où il acquiert le droit de bourgeoisie en 1464 et produit successivement le portail de la Chancellerie (1463) et l’épitaphe du chanoine de Bussnang dans la cathédrale (signé et daté 1464), puis vraisemblablement le Crucifix monumental pour le cimetière de Baden-Baden (signé et daté 1467). En 1466, il achève le retable du maître-autel de la cathédrale de Constance (disparu lors de l’iconoclasme de la Réforme). Il est ensuite appelé à Vienne par l’Empereur Frédéric III, qui envoie deux courriers successifs à la Ville de Strasbourg pour réclamer sa venue. Il y réalise le tombeau de l’Empereur dans la cathédrale, ainsi que celui de l’impératrice à Wiener-Neustadt, qui semble être un travail d’atelier, puis décède en 1473.