Musées de Strasbourg
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Les collections en verre

Les collections en verre

Modèle de calmar
1890
Verrier Blashka

En dehors des animaux naturalisés, le musée possède des modèles, dont une cinquantaine en verre soufflé datant de 1890. Ces prouesses artistiques et techniques, réalisées par la famille Blashka, des artisans verriers de Dresde, représentent essentiellement des invertébrés marins, comme des méduses, des vers, des tuniciers ou des nudibranches.

Les collections en carton

Les collections en carton

1860
Modèle agrandi d’œuf de poule
1860
Auzoux

S’inspirant d’une technique ancienne usitée par exemple pour le décor de la chapelle du Trianon, le médecin anatomiste Jérôme Auzoux crée en 1822 un procédé nouveau dont un des secrets réside dans la composition d’une pâte originale, la « terre Auzoux ». Après avoir réalisé différents modèles d’organes humains pour l’enseignement en faculté de Médecine, il crée en 1833 ses premiers modèles zoologiques. Tous ses modèles, agrandis mais fidèles à la réalité, ont la particularité de se démonter en différentes parties. Les modèles d’oreille ou de cœur humain, de chenille ou de hanneton ont rejoint les collections du musée en 1860.

Les collections de zoologie appliquée

Les collections de zoologie appliquée

C’est en 1926 qu’Emile Topsent alors Directeur du Musée, ouvre une salle dite de zoologie appliquée ou des « matières premières tirées du règne animal ». Il y rassemble de nombreux objets usuels ou plus luxueux en usage à l’époque et les matières dont ils sont issus. On redécouvre le petit gris, l’alpaga, le poil de blaireau, les manches de parapluie ou les couverts en os, les peignes en écailles, les cuirs de toutes factures et la finesse du travail dans la nacre.

Cabinet d’histoire naturelle reconstitué

Cabinet d’histoire naturelle reconstitué

1989
Quoi de plus naturel que le musée rende hommage au Professeur Jean Hermann (1738-1800), cet éminent naturaliste strasbourgeois qui constitua en son temps un cabinet d’histoire naturelle et dont les collections furent à la base du musée actuel. Cette reconstitution regorge de spécimens remarquables : l’exemplaire type du squelette de phoque moine et celui de la tortue d’Hermann, une paire de gants tissés en soie marine, un loup tué en forêt de Brumath en 1798 ou un coquillage offert par la duchesse d’Anjou.

Galerie des insectes

Galerie des insectes

Riche d’un million de spécimens, cette collection ne se dévoile que très partiellement dans la galerie qui lui est dédiée, mais offre aux yeux un fantastique spectacle de formes et de couleurs. Honneur y est fait aux insectes de notre région, ceux qui pullulent dans les maisons et jardins, les forêts ou les bords des cours d’eau, avec une mention particulière aux bâtisseurs de nids, de fourmilières ou de fourreaux. Cette présentation plus contemporaine a été réalisée en 1992 dans les meubles d’origine.

Galerie des oiseaux

Galerie des oiseaux

Toucans
Héritage de la fin du XIXe siècle, cette galerie reflète bien la muséographie de cette époque. Des oiseaux par centaines, regroupés par famille et présentés dans l’ordre systématique créé par Gustav von Linné en 1850. Une étiquette aux indications minimalistes : un nom scientifique en latin, une origine géographique, la date d’entrée du spécimen dans la collection, le nom du collecteur ou donateur et les armoiries de la ville de Strasbourg, propriétaire des collections. Le musée ne possédait pas de réserves à cette époque et il était naturel de présenter tous les spécimens d’une même espèce. Malgré une présentation, qui peut paraître lassante, tout n’est que découverte, chaque espèce rivalisant d’imagination avec son bec et ses plumes aux formes souvent surprenantes.

Vitrine des Oiseaux-mouches

Vitrine des Oiseaux-mouches

Colibris
1862

Quelques centaines de ces minuscules oiseaux–mouches s’alignent dans une vitrine du musée et dans des tiroirs des réserves. Un nom, Saucerotte, apparaît sur chacune des étiquettes. Celui qui fut conservateur adjoint du musée, avait déposé durant sa vie un certain nombre de pièces collectées lors de ses voyages en Amérique du Sud. A sa mort, 250 spécimens faisaient encore partie de sa collection privée que l’association strasbourgeoise des amis de l’histoire naturelle, acheta en 1862 pour la somme de 750 francs. Cette association, créée en 1850 et dont le statut premier était de contribuer à l’essor de l’histoire naturelle réunissait tous les grands noms du commerce, de l’industrie et de l’université de l’époque. Forte d’environ 200 membres, ses achats furent conséquents et judicieux pour le musée.