Musées de Strasbourg
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Abrité auparavant dans les bâtiments de l’Académie, c’est en 1893 que l’actuel musée zoologique ouvrit ses portes, en plein cœur de l’université impériale allemande. Le déménagement des locataires (lion, chimpanzé et autres) eut lieu en petit train ; des rails furent spécialement montées entre l’ancien musée situé dans le quartier de la Krutenau et le nouveau.

Commencé en 1890 dans le cadre de la création de la Kaiser Wilhelms Universität, le bâtiment se présente comme un édifice imposant, caractéristique de l’architecture de l’époque. Il fut entièrement conçu par le professeur Goette et l’architecte Otto Warth suivant des exigences scientifiques et techniques strictes. Ainsi, le quadrilatère d’environ 50 mètres de côté comporte une vaste cour centrale qui permettait à l’époque un éclairage naturel des pièces.

L’institut et le Musée étaient comme aujourd’hui nettement séparés, mais un certain nombre d’escaliers parfois surprenants permettaient et permettent toujours le passage entre ces deux entités. L’accès du public se faisait par la Nikolausring, l’actuel boulevard de la Victoire, et celui des étudiants par la rue de l’Université. Un grand jardin avec lac agrémentait l’extérieur. Ateliers, laboratoires, espaces voués à l’enseignement et galeries du musée furent au fil du temps plus ou moins imbriqués.

Dans le hall d’entrée, un ensemble de huit panneaux disposés symétriquement décore les parties planes. Ces huiles sur plâtre ont été réalisées entre 1894 – 1896 par Georg Hacker lors de son séjour à Strasbourg en tant que professeur de l’Ecole des Arts Décoratifs nouvellement créée. On retrouve dans ces scènes évoquant les fonds marins et la jungle la touche du décorateur de théâtre qu’était Georg Hacker. En effet, ces peintures témoignent d’un sens théâtral de la mise en scène réaliste de la nature. Le traitement pictural est très suggestif à certains endroits et très documenté à d’autres.

Ces panneaux entourent une girafe trônant sur une seule patte. On peut, en la regardant, se poser la question de son centre d’équilibre… Et oui ce sont les progrès d’une taxidermie contemporaine où les animaux prennent mouvement et défient les lois de la nature.