Musées de Strasbourg
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Elles regroupent des centaines de milliers de spécimens sous toutes leurs formes : animaux naturalisés ou en alcool, squelettes, peaux, œufs, nids. L’exposition permanente multiplie leurs présentations. Des paysages évoquent certaines régions du monde comme l’Arctique ou l’Antarctique, les Andes ou les bords du lac Tanganyika et la faune qui y vit. D’autres plus systématiques présentent un panorama riche et coloré de la diversité animale : des multitudes d’oiseaux et d’insectes, des tortues, des lézards, des étoiles de mer, des oursins, des kangourous… La reconstitution du cabinet d’histoire naturelle de Jean Hermann nous ramène quelques deux cents ans en arrière, aux origines de la collection du musée, mais aussi au début de la taxidermie et de l’histoire naturelle.

Mais, ces animaux naturalisés pour être présentés au public ne représentent qu’une petite partie de la collection. En effet, le musée possède dans ces réserves un extraordinaire patrimoine scientifique. Des centaines de types (premier spécimen à partir duquel a été décrit une espèce), étudiés par des chercheurs du monde entier, lui confèrent une place de premier rang dans les musées d’Histoire naturelle. Entre l’Australie, le Japon ou les Etats-Unis, les collections d’éponges et de crustacés, par exemple, voyagent dans le monde entier à la demande des scientifiques. Mais les pièces ostéologiques ne sont pas en reste et les crânes de loup ont fait récemment l’objet d’une étude génétique. Les collections continuent ainsi de vivre depuis plus de deux siècles.

La naturalisation des animaux

On parle souvent d’empaillage, du nom de la première méthode utilisée ; celle-ci consistait à donner forme à des fibres de bois (seul matériau disponible à l’époque) que l’on recouvrait de la peau de l’animal préalablement traitée au sel et à l’alun. Difficile de reproduire ainsi des formes animales exactes, en particulier pour les mammifères qui présentent souvent un corps quelque peu déformé et étiré. Mais l’état de conservation des spécimens du XVIIIe et XIXe siècle est excellente. Aujourd’hui la peau est tannée, puis placée sur un corps en résine ou plâtre creux, sculpté à la forme exacte de l’animal. Les yeux sont remplacés par des yeux de cristal. La bonne conservation des spécimens demande une protection efficace contre les insectes, ainsi qu’un éclairage particulier, ce qui explique l’absence de lumière du jour dans le musée.