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Statuette de divinité féminine

Statuette de divinité féminineROSHEIM, Mittleres Haussigfeld
(fouilles DAPA, 1970)
Inv. : 74.6.1.
Dim. : H. : 63 mm, l. : 50 mm, Prof. : 45 mm
Céramique à pâte noire
Néolithique ancien (Rubané)

Figurine dont seul le torse et le départ des jambes, bien individualisées, sont conservés, ce qui rend l'identification du personnage délicate. On peut le rattacher avec vraisemblance à la série des personnages assis, bien connue dans le Néolithique européen. Le corps est recouvert d'un décor de points et de lignes gravées.
Biblio. : -A. THEVENIN et Ch. MUNGER, « Découverte d'un fragment de statuette néolithique à Rosheim (Bas-Rhin) », dans Bulletin de la Société Préhistorique Française, n° 68, 1971, pp. 533-539.
-A. THEVENIN, « Neue jungsteinzeitliche Keramikfunde im Unter-Elsass », dans Archäologisches Korrespondenzblatt 1, 1971, 1 pp. 11-14. A. THEVENIN, Wettolsheim 1979, p. 91, fig. 34-35.

Vase zoomorphe

Vase zoomorpheDACHSTEIN, Tuilerie d'Ergersheim
(fouilles G.F. Heintz, 1969)
Inv. : -
Dim. : H. : 165 mm, L. : 260 mm, l. : 140 mm
Céramique
Néolithique ancien (période rubanée)

Cette pièce constitue, par sa forme particulière, une remarquable exception au sein de la céramique rubanée d'Alsace. En forme d'oiseau, au corps rond et allongé, le récipient présente une large ouverture circulaire dans sa partie supérieure, soulignée par une double ligne de traits incisés. Quatre pieds, dont deux plus développés à l'avant, permettent de poser la céramique en bon équilibre. Des chevrons, formés d'une double ligne incisée rattachés à la nervure médiane barrant le dos, ornent les parties supérieure et latérale de l'animal. Les vases en forme d'animaux sont rares en Alsace, de même que dans le Néolithique européen.
Biblio. : -G.F. HEINTZ, « Vase néolithique à corps d'animal trouvé à Dachstein », dans Cahiers Alsaciens d'Archéologie, d'Art et d'Histoire, 1970, pp. 35-40.
-A.THEVENIN, La Préhistoire en Alsace. Des origines au Néolithique final, Wettolsheim, 1979, p. 95.
-C. LOUBOUTIN, Au Néolithique. Les premiers paysans du monde, Collection Découvertes, Gallimard/Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1990, p. 112.

Vase décoré d'impressions

Vase décoré d'impressionsDACHSTEIN, loessière Vonesch
(fouilles et don G.H. Heintz)
Inv. : -
Dim. : H. : 235 mm, D. sup. : 138 mm
D. max. : 300 mm
Céramique noire à décor gravé
Néolithique ancien (période du Rubané final)

La dernière phase chronologique du Rubané est marquée par un large développement des formes et des décors de la céramique. Par la finesse de sa pâte et de son décor, cette grande urne ovoïde en constitue une des pièces maîtresses ; un riche décor, dont le thème principal est un motif en forme "d'échelles verticales" réalisées au peigne à deux dents, couvre l'ensemble de la panse et un groupe de lignes pointillées borde la lèvre et le col. De petites anses perforées soulignent le diamètre maximum de la panse.
Biblio. : G.F. HEINTZ, « Observations archéologiques à Dachstein de 1957 à 1972 », dans Cahiers Alsaciens d'Archéologie, d'Art et d'Histoire, XVII, 1973, pp. 21-36

Parure en spondyle

Parure en spondyleOSTHOFFEN-BREUSCH-WICKERSHEIM, tombe 2
Inv. : 17203 A/G
Dim. : L. : 45 à 50 mm, D. entre 21 et 30 mm
Pendentif : H. : 98 mm, L. : 88 mm, Ep. : 20 mm
Spondyle
Néolithique ancien (période rubanée)

Mise au jour par des soldats allemands lors de travaux de terrassement pour l'installation d'une batterie d'artillerie en octobre 1915, cette tombe a été sommairement fouillée par le Dr. F. Lübben, médecin militaire, et le mobilier a ainsi pu en être préservé. Le squelette était en position repliée, accompagné de son mobilier funéraire : hache en forme de bottier, "affûtoir" en grès fin et huit éléments de parure en coquillage, dont sept
perles tubulaires et un élément de forme circulaire: pendentif ou plus certainement fermoir de ceinture. Ce dernier est confectionné dans la valve supérieure d'un spondyle biforé et sa face supérieure est légèrement convexe. L'ensemble de la parure pèse 630 grammes.
Biblio. : -R. FORRER, « Spondylus-Muschelschmuck der Steinzeit im Elsass », dans Anzeiger für elsässische Altertumskunde, n° 29-31, septembre 1916, fig. 260 A,D, 263, 265.
-Y. TABORIN, « La parure en coquillage de l'Epipaléolithique au Bronze Ancien en France », dans Gallia-Préhistoire, 1974, fasc. 1, fig. 17, 18, 1 et 19.

Parure en défenses de sanglier

Parure en défenses de sanglierLINGOLSHEIM, sablière Schott (tombe 37)
Inv. : 36822 A/B
Dim. : L. : 103 et 104 mm, l. : 20 mm, Ep. : 6 et 7 mm
Défenses de sanglier
Néolithique moyen (Grossgartach)

Les deux défenses ont été découvertes dans la tombe 37, placées autour de l'humérus droit du défunt, dans une position qui laisse supposer qu'il s'agissait d'un brassard. Elles proviennent sans doute du même animal ; des liens en cuir, passés dans les perforations ménagées à leurs extrémités les reliaient. Ce type de parure est relativement bien représenté dans la nécropole de Lingolsheim.
Biblio. : -F.A. SCHAEFFER, dans Anzeiger für Elsässische Altertumskunde, n° 85-92, 1931-32, pl. 1.
-R. FORRER, dans Anzeiger für Elsässische Altertumskunde, n° 111-116.

Anneau-disque en pierre polie

Anneau-disque en pierre polieSCHILTIGHEIM (1867)
Inv. : 1173
Dim. : H. : 98 mm, L. : 95 mm, Ep. : 11 mm
Pierre polie (serpentine)
Néolithique moyen

Cette pièce a été découverte vers 1870 à l'entrée de la localité, associée à un bracelet de même type et à une lame en silex. De forme générale triangulaire, le bracelet est incomplet ; il manque environ un tiers de son périmètre et il présente un plan légèrement distordu. De couleur verte mouchetée de noir, la roche est soigneusement polie et des traces de travail sont encore distinctement visibles.
Biblio. : -R. HENNING, Denkmäler der elsässischen Altertumssammlung, 1912 pl. IV, 17.
-FAUDEL et BLEICHER, Matériaux pour une étude préhistorique de l'Alsace, Colmar, 1878 n° 257.
-R. FORRER, dans Anzeiger für elsässische Altertumskunde, n° 13-14, juin 1912, pl. 37E.

Vase décoré

Vase décoréACHENHEIM Briqueterie
(don G.F. Heintz)
Inv. : D.11.985.3.1.
Dim. : H : 95 mm, D. : 111 mm
Céramique à pâte brune
Néolithique moyen (Roessen)

Mis au jour dans la fosse 107, ce gobelet, parvenu entier jusqu'à nous, présente une panse demi-sphérique et un fond arrondi. L'épaule est concave, prolongée par une petite lèvre arrondie, légèrement sortante. Cette zone centrale est marquée d'un riche décor au peigne, constitué d'une bande spatulée encadrée d'un décor au peigne et d'une rangée d'impressions, et complété par quatre lignes doubles verticales, opposées deux à deux. Des traces de pâte blanche restent incrustées dans les traits gravés.
Biblio. : G.F. HEINTZ, « Observations archéologiques à Achenheim-Bas de 1953 à 1963 », dans Cahiers Alsaciens, d'Archéologie, d'Art et d'Histoire, VIII, 1964, pp. 55/70, pl.IV n° 12.

Crâne à double trépanation

Crâne à double trépanationLINGOLSHEIM, sablière Schott,
Tombe 44 (décembre 1935)
Inv. : 40787
Dim. : 210 mm
Ossements humains
Néolithique moyen (Grossgartach)

Ce crâne humain à double trépanation est, avec le crâne récemment découvert à Ensisheim, l'un des rares exemples de ce genre de pratique parmi les squelettes néolithiques mis au jour en Alsace.
La première ouverture a été faite vraisemblablement au moyen de pointes et grattoirs tranchants en silex, par gravure et grattage du cercle, en enlevant une rondelle de 44 x 28 mm au sommet du crâne. Les bords en sont cicatrisés, ce qui atteste que le personnage a survécu un bon moment. La seconde ouverture (32 x 45 mm) a été pratiquée post mortem sur le pariétal gauche, empiétant partiellement sur la périphérie cicatrisée du premier orifice, ce qui a été observé également pour d'autres trépanations doubles en Europe, et plus particulièrement dans le domaine français où on recense plus de 200 cas de ce genre. Un grattoir en silex de 95 mm de long a été découvert dans la calotte crânienne au moment de la fouille. Est-ce celui qui a servi à la seconde découpe?
Biblio. : R. FORRER, « Le cimetière néolithique de Lingolsheim à poteries poinçonnées, au crâne trépané et aux tombes de la zone rubanée », dans Anzeiger für elsässische Altertumskunde, n° 111-116, mars 1938 pp. 191-206,fig. 43 pl. XLIII.