Musées de Strasbourg
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Alsacienne portant un kougelhopf

Alsacienne portant un kougelhopfDétail d'un calendrier annuel 1895
Chromolithographie
Imprimerie Alsacienne, Strasbourg

Présent dans la plupart des intérieurs ruraux à partir des années 1860, le calendrier diffuse à grande échelle son message publicitaire illustré conformément à l’air du temps. Cet exemplaire est tout à fait caractéristique du contexte de la fin du XIXe siècle, lorsque la mise en valeur de la culture alsacienne est devenue une sorte de devoir régional. L’image centrale montrant une Alsacienne portant un kougelhopf et entourée de deux enfants dans la pièce commune, la Stube, d’un intérieur paysan illustre trois éléments typiques de l'Alsace : le costume traditionnel, le mobilier rural et la gastronomie. Dans les écoinçons, quatre images évoquent des traditions liées à différents moments de l’année, à savoir l’arrivée du Christkindel (Enfant-Jésus) le soir de Noël, le retour de la messe de minuit, la quête des œufs de Pâques et les courses de chevaux de la Pentecôte. Tout en haut, le chiffre de l’année est placé dans un bretzel, cadeau symbolique remis le jour de l'an comme vœu de prospérité.

Poupée en costume catholique

Poupée en costume catholiqueAlsace. Fin du XIXe siècle
Porcelaine, cuir et tissu

Cette poupée de qualité, à la fine tête de porcelaine et au corps en cuir, porte une tenue reproduisant celle des jeunes filles catholiques des environs de Strasbourg, soit une zone comprise approximativement entre Haguenau, Saverne et Erstein. La jupe en bombasin rouge est terminée par un petit biais de velours noir, est celle des femmes catholiques. Le ruban coloré de la coiffe indique, quant à lui, qu’il s’agit d’une jeune fille, les femmes mariées portant un nœud noir. Le tablier de coton blanc crocheté est arboré par les jeunes filles participant à la procession de la Fête-Dieu dans le village de Geispolsheim. En Alsace comme dans toutes les sociétés traditionnelles, le costume est un indicateur du statut social, et en particulier de celui de la femme, montrant si elle est célibataire ou mariée, de religion catholique ou protestante.

 

Coussinet à porter

Coussinet à porterLingolsheim (Bas-Rhin). XIXe siècle
Tissu rembourré de foin

"Perrette, sur sa tête ayant un pot-au-lait
Bien posé sur un coussinet
Prétendait arriver sans encombre à la ville..."
Comme l’indique la fable de la laitière et du pot-au-lait, porter les fardeaux sur la tête était pour les paysannes une pratique tout à fait courante. Pour leur donner une meilleure assise, elles plaçaient sur leur tête un accessoire, le coussinet à porter (Wisch) qui, lorsqu’il ne servait pas, restait habituellement accroché à portée de main dans la cuisine.
La forme circulaire de ce coussin rembourré de foin a motivé l’assemblage particulier de son enveloppe, sous forme d’un patchwork composé de restes de tissu. Certains y voient l’origine de cette technique, fort répandue aux Etats-Unis au siècle dernier, et qui avait peut-être été transmise par les immigrants alsaciens.

Boucle de cravate

Boucle de cravateBasse-Alsace. XIXe siècle
Argent ciselé

Au siècle dernier, le costume masculin comportait une cravate, pièce de tissu dérivée du mouchoir protégeant le cou. Elle était nouée de différentes façons, selon la mode du moment ou du lieu, parfois aussi serrée dans une boucle (ou fermail) de métal. Celui-ci était souvent en forme de cœur (cadeau de la fiancée) et orné de motifs rappelant la profession du jeune homme.

 

Pantin à découper

Pantin à découperPantin à découperWissembourg, imprimerie Ackermann. Vers 1930
Lithographie colorée

Petite ville du nord de l'Alsace, Wissembourg était devenue au milieu du XIXe siècle un des plus grands centres français de production d’imagerie populaire. L’entreprise créée par J.-F. Wentzel fut reprise en 1906 par R. Ackermann qui essaya d’éditer des sujets plus régionaux, voir folkloriques.