Musées de Strasbourg
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Lare domestique

Lare domestiqueSTRASBOURG, rue des Echasses
(Don César Winterhalter, 1903)
Inv. : 32124
Dim : H. : 135 mm, l. : 82 mm
Bronze
Début Ier s. après J.-C.

Cette figure de "Lar familiaris" est animée d'un vif mouvement vers l'avant ; le personnage est debout, de face, les jambes légèrement écartées, la tunique courte et ample dessinant d'innombrables plis en cascade. Le visage, aux traits réguliers et aux yeux incrustés d'argent, est rond et juvénile mais maladroit dans le traitement de la tête et du cou. Une couronne de lauriers enserre la tête. Les deux bras sont pliés et la main droite tient une patère. Les pieds sont chaussés de bottines à décor de lambrequins découpés, encerclant la cheville. Ce type de figurine ornait sans doute un laraire domestique.
Biblio. : -R. HENNING, Denkmäler der elsässischen Altertumssammlung, 1912, pl. XLII, fig. 10 et p. 46.
-R. FORRER, « Reste von vier Kaiserstatuen aus dem römischen Strassburg », dans Anzeiger, juillet 1917, n° 32 p. 838.
-R. FORRER, Strasbourg-Argentorate, I, Strasbourg, 1927, pl. XLV n° 1.
-J.-J. HATT, dans Revue Archéologique de l'Est, 1960, XI fasc. 4, p. 315-318 et fig. 123-124.
-J.J. HATT, Celtes et Gallo-romains, coll. Archeologia mundi, Genève, 1970, ill. 185.
-J.-J. HATT, Catalogue du Musée archéologique, 1973, n° 52, 77.
-J.J. HATT, Strasbourg romain, Strasbourg, 1980, pp. 121-123.
-B. SCHNITZLER, Bronzes antiques, Ed. Réunion des Musées Nationaux, 1995,
n° 39.

Stèle funéraire du légionnaire Largennius

Stèle funéraire du légionnaire LargenniusSTRASBOUR-KOENIGSHOFFEN
27-29, route des Romains (1878)
Inv. : 2431
Dim. : H. : 1,47 m, l. : 0,67 m, Ep. : 0,20 m
Calcaire
Début du Ier s. après J.C.

La stèle funéraire du légionnaire Largennius constitue une parfaite illustration de l'art funéraire qui se développe en Rhénanie au début du Ier s. après J.C. Le légionnaire s'y est fait représenter, sculpté à mi-corps, dans une niche à fronton décoré d'une rose et de feuilles stylisées, aux écoinçons à roses et palmettes. Debout, de face, il est vêtu d'une tunique à manches courtes et d'un manteau à capuchon et est muni de son équipement militaire : ceinturons, poignard et épée, tablier à lanières de cuir lestées de pendentifs en bronze protégeant l'abdomen. La chevelure est constituée de mèches bien individualisées.
L'inscription funéraire permet d'identifier avec précision le personnage et de connaître ses états de service : C. LARGENNIUS/ C. FAB. LUC. MIL./ LEG. II SCAEVAE/ AN. XXXVII STIP./ XVIII H.S.E. (Caius Largennius Caii Fabia (Tribu) Luca miles legionis II (centuriae) scaevae annorum XXXVII stipendiorum XVIII hic situs est).
Caius Largennius, de la tribu Fabia, est donc un soldat de la 2e légion Auguste, mort à Strasbourg à 37 ans, après 18 ans de service. Il a été enterré dans la nécropole située à l'entrée du faubourg romain de Koenigshoffen.
Biblio. : -A. STRAUB, « Rapport sur les antiquités découvertes à Koenigshoffen près Strasbourg , notamment en mars et avril 1878 » dans Bulletin de la Société pour la Conservation des Monuments Historiques d'Alsace, 1879, X, pp. 330-346.
-ESPERANDIEU, n° 5495; CIL, XIII, n° 5978.
-HENNING, Denkmäler der elsässischen Altertumssammlung, 1912, p. 51 et pl. XLVIII fig. 1.
-R. FORRER, Strasbourg-Argentorate, t. I, Strasbourg, 1927, pl. XXXIV n° 2 et t. II, pl. CXXVII.
-J.J. HATT, Celtes et Gallo-romains, coll. Archeologia mundi, Genève, 1970, ill. 72.
-J.J. HATT, Strasbourg romain, Strasbourg, 1980, p. 85.

Autel votif dédié à Mars Loucetios

Autel votif dédié à Mars LoucetiosSTRASBOURG, place Saint-Pierre-le-Jeune/ 5, rue de la Nuée Bleue (Don M. Kuhff)
Inv. 6603
Dim. : H. : 0,57 m, l. : 0,33 m, Ep. : 0,30 m
Calcaire
Début du Ier s. après J.C.

L'inscription, placée en façade de cet autel de forme très simple est à lire ainsi : MARTI/LOUCET(IO)/ V.S.L.L.M./ FITTIO COND/ OLLI. F. EQ(UES). AL/ A . PETRI (ANAE) . TREV(R?) : A Mars Loucetios, Fittio, fils de Condollus, cavalier de l'aile Petriana, Trévire, a accompli un vœu, volontiers, avec plaisir et à juste titre.
Au-delà de la mention de Mars "le lumineux", une des grandes divinités trévires, cette pièce présente un double intérêt historique. Elle pourrait être le plus ancien témoin épigraphique d'époque gallo-romaine à Strasbourg, correspondant à la fondation du castellum drusianum sur le site à l'extrême fin du Ier s. avant J.C.
Le caractère ancien de l'autel transparaît dans l'emploi du calcaire oolithique et dans la forme à simple base et sommet moulurés.
Par ailleurs, est citée l'ala petriana, qui pourrait être mise en relation avec l'aile de cavalerie, forte de près de 500 cavaliers, qui aurait occupé le premier fortin défensif. Tacite (Annales III, 42, 1) la cite en ces termes : "une aile de cavalerie qui, enrôlée parmi les Trévires, était exercée à la romaine et soumise à notre discipline". Les hommes qui la composent restent toutefois groupés selon leur origine géographique, sont commandés par des chefs indigènes issus de la noblesse locale et conservent leur équipement spécifique.
Biblio. : -CIL, XIII, 5968 ; DOMASZEWSKI, dans Bulletin de la Société pour la Conservation des Monuments Historiques d'Alsace, 2e série, XXI, 1906, p. 364.
-R. FORRER, Strasbourg-Argentorate, I, Strasbourg, 1927, p. 269-270.
-E. STEIN, Die kaiserlichen Beamten und Truppenkörper im römischen Deutschland unter dem Prinzipat, p. 146.
-J.J. HATT, « Le culte de Mars indigène dans le Nord-Est de la Gaule », dans Revue Archéologique de l'Est, 1979, XXX, fasc. 3-4, pp. 125-126.

Epée et son fourreau

Epée et son fourreauSTRASBOURG-KOENIGSHOFFEN
(Travaux du canal, 1904)
Inv. : 18625A/B
Dim. : épée : L. : 535 mm, l. : 70 mm
Fourreau : L. : 540, l. : 80 mm, Ep. 20 mm
Bronze estampé et fer
Milieu du Ier s. après J.C.

Ce glaive a été découvert en août 1904 à l'entrée du vicus de Koenigshoffen, dans une couche d'argile grise à 2m de profondeur, encore en place dans un fourreau en excellent état de conservation. Il peut s'agir aussi bien d'une pièce perdue lors d'un combat que d'un ex-voto lié à la proximité d'une source. La lame en fer à pointe acérée est seule
conservée et l'on ne sait donc pas comment se présentait le pommeau. Le fourreau, dont la partie en bois ou en cuir a disparu, épouse la forme de la lame : 2 gouttières en U se prolongent par un triangle allongé; s'y insérait chacune des deux plaques en bronze estampé. La plaque centrale rectangulaire est décorée d'une main de Jupiter, enserrant trois foudres symétriques, flanquées de deux paires de motifs ailés et de peltes. La partie supérieure de la plaque porte le nom du fabricant : Q. NONIENUS. PUDES. AD. ARA. F. dans un bandeau en relief. Le registre inférieur est triangulaire. Le décor ajouré se structure autour d'une colonnette centrale ailée, entourée de dauphins et de peltes. Griffons et aigle terrassant un animal complètent le décor.
L'iconographie s'organise ainsi autour d'une symbolique guerrière avec, en thème central, la puissance victorieuse de Jupiter, associée à une série de symboles de protection. L'inscription confère un intérêt supplémentaire à cette arme puisque l'on peut attribuer sa fabrication à Quintus Nonienus Pudens. La localisation de son atelier (ad aram) est plus difficile à préciser. Plusieurs hypothèses ont été avancées : Ara Ubiorum (Cologne), Lugdunum (Lyon).
Deux autres découvertes faites à Vindonissa et au Grand Saint-Bernard plaideraient pour une origine plutôt lyonnaise, en raison d'une disposition identique de l'inscription et de la similitude des caractères des estampilles. L'ara serait ainsi l'autel de Rome et d'Auguste dressé dans la capitale des Trois Gaules.
Biblio. : -P. WEIGT, dans Westdeutsche Zeitschrift, 1905, pp. 331-332, pl. 5, n° 1.
-HENNING, Denkmäler der elsässischen Altertumssammlung, 1912, pp. 38-39, pl. 35 fig. 1.
-R. FORRER, Strasbourg-Argentorate, Strasbourg, 1927, pp. 520-522 et pl. LXXV, n° A.
-J.J. HATT, Strasbourg romain, Strasbourg, 1980, pp. 118-120.
-B. SCHNITZLER, Masques de fer. Un officier romain du temps de Caligula, cat. d'exposition, Musée des Antiquités Nationales, Ed. Réunion des Musées
Nationaux, Paris, 1991, pp. 54-55.

Fresque murale représentant le cortège de Bacchus

Fresque murale représentant le cortège de BacchusSTRASBOURG, place Kléber
(Hôtel Maison Rouge, mai 1921)
Inv. : 9307
Dim. : H. : 2m, l. : 1,65 m
Fresque
2e moitié du Ier s. après J.C.

Ce grand panneau, d'environ 1,90 m de haut sur 1,50 m de large, présente une scène du cortège bachique : Dyonisos, couronné de pampres de vignes, le visage extatique, est escorté par une femme tenant des épis dans la bouche et divers autres personnages. Ce thème du cortège des Bacchanales est souvent représenté dans l'iconographie antique; lors de ces fêtes, le peuple entier, saisi d'un délire mystique, parcourait la campagne en un long cortège rituel. Ces "mystères", qui pénètrent en Italie dès le IIe s. avant J.C., connaissent, en effet, un succès considérable et occupent une place particulière dans la
religion antique.
Biblio. : -R. HENNING, Denkmäler der elsässischen Altertumssammlung, 1912, pl. LVII, n° 60-61.
-R. FORRER, Strasbourg-Argentorate, II, Strasbourg, 1927, pl. XLII, n° 1.

Buste de Bacchus

Buste de BacchusSTRASBOURG, Hôpital civil
(Don R. Forrer, 1905)
Inv. : 29312
Dim. : H. : 160 mm, l. : 115 mm, Ep. : 72 mm
Bronze
Fin du Ier s. après J.-C.

Tout comme Vulcain, Bacchus apparaît assez peu dans la statuaire de pierre ou parmi les bronzes figurés. Présenté en buste drapé sortant d'une corolle végétale arrondie dont la moitié droite est manquante, Bacchus offre un visage joufflu, aux traits bien marqués. Les lèvres sont légèrement entrouvertes en une esquisse de sourire extatique. Les yeux levés et les pupilles traitées en creux sont rehaussés d'argent.
La chevelure exubérante s'ordonne symétriquement, de part et d'autre du visage, en larges mèches et boucles en coquille. Un bandeau à filet central argenté retient les mèches sur le front. Des grappes de raisin et des feuilles de vigne sont mêlées aux boucles et le sommet de la tête est couronné d'une coiffe de feuillage, surmontée d'une rosace à cinq pétales argentés, prolongée à l'arrière par un large tenon à perforation circulaire.
Biblio. : -R. HENNING, Denkmäler der elsässischen Altertumssammlung, 1912, pl. XLI, fig. 5 et p. 44.
-R. FORRER, Strasbourg-Argentorate, II, Strasbourg, 1927, pl. LXXIII, et p. 49, fig. 365 A.
-Westdeutsche Zeitschrift, 25, p. 415 et pl. 7, n° 1.
-J.-J. HATT, dans Revue Archéologique de l'Est, 1960, XI, fasc. 4 pp. 324-326 et fig. 130.
-J.-J. HATT, Celtes et Gallo-romains, coll. Archéologia mundi, Genève, 1970, ill. 188.
-J.-J. HATT, Catalogue du Musée archéologique, Strasbourg, 1973, n° 53, 79.
-B. SCHNITZLER, Bronzes antiques, Ed. Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1995, n° 9.

Stèle du train des équipages

Stèle du train des équipagesSTRASBOURG 2, rue du Dôme
(mur d'enceinte, 1899)
Inv. : 9012
Dim. : H. : 0,97 m, l. : 0,70 m, Ep. : 0,27 m
Grès rose
Fin du Ier s. après J.C.

Représenté dans l'une de ses tâches quotidiennes, ce soldat conduit un lourd chariot à quatre roues chargé de ballots et attelé de deux mules placées de front. Assis à l'avant de la voiture, l'épée au côté, le conducteur tient les rênes de la main gauche, tandis que, de la droite, il brandit un fouet. Un arbre suggère l’arrière-plan.
L'inscription - partiellement brisée - ne peut nous apprendre le nom du légionnaire, mais précise qu'il est mort à 40 ans après avoir effectué 16 années de service dans l'armée et
que le monument a été élevé sur sa tombe par l'un de ses héritiers : AN(NORUM) XL STIP(ENDIO-RUM) XVI H(IC) S(ITUS) E(ST) H(ERES) F(ACIENDUM) C(URAVIT).
Cette stèle, trouvée en remploi dans le mur d'enceinte du camp, est la seule figuration de véhicule actuellement conservée dans les collections strasbourgeoises.
Biblio. : -ESPERANDIEU, n° 5499.
-R. FORRER, Strasbourg-Argentorate, I, Strasbourg, 1927, pl. XIII n° 3; fig. 6; CIL XIII n° 11630.
-J.J. HATT, Celtes et Gallo-romains, coll. Archeologia mundi, Genève, 1970, ill. 72.
-J.J. HATT, Strasbourg romain, Strasbourg, 1980, p. 88.

Balsamaire en forme de buste de Nubien

Balsamaire en forme de buste de NubienSTRASBOURG 4, rue de la Haute-Montée
(fin octobre 1903)
Inv. : 4381
Dim. : H. buste : 106 mm (avec anse : 153mm), L. : 85 mm, Ep. base : 45 mm
Bronze
Fin du Ier s.- début IIe s. après J.-C.

Pour ce balsamaire en forme de buste de Nubien, le type négroïde est détaillé avec un grand souci de réalisme : nez épaté, lèvres fortes, yeux allongés, fortes arcades sourcilières. La chevelure s'ordonne en multiples mèches torsadées, formant une sorte de "casque" constitué de quatre rangées étagées. Une barbiche à deux pointes et une paire de moustaches tombantes soulignent la bouche. Des traces d'émail bleu foncé et blanc sont encore incrustées dans les pupilles et les yeux.
Le buste est creux, muni d'une ouverture au sommet de la tête, dont seule subsiste la charnière, alors que le couvercle a disparu. Une anse, fixée à deux solides anneaux soudés sur les côtés de la tête, permet de tenir le récipient. La pièce strasbourgeoise s'insère dans la série des balsamaires de ce type, maintenant bien répertoriée et qui trouve son origine en Europe centrale et dans les régions du Rhin, du Danube, de la mer Noire. D'après J. Ch. Balty, l'usage de ces objets est lié à la pratique des bains et des palestres ; le « type du Nubien rappelle la popularité dont jouissaient à Rome les esclaves éthiopiens dans les thermes». La fonction de balsamaire se trouve également confortée par l'association fréquente de ces objets à des strigiles dans les sépultures.
Bibio. : -R. HENNING, Denkmäler der elsässischen Altertumssammlung, 1912, pl. XLI, n° 3 a et b, et p. 44.
-P. WEIGT, « Museographie für 1903-05 », dans Westdeutsche Zeitschrift, XXIV, p. 5, pl. 4, 6.
-R. FORRER, « Ein römisches Kopf-Balsamarium aus Strassburg », dans Bulletin de
la Société pour la Conservation des Monuments Historiques d'Alsace, 2e série 1908, XXII, p. 3-5.
-R. FORRER, Strasbourg-Argentorate, II, Strasbourg, 1927,p. 454, pl. LXIV et fig.331.
-R. FORRER, Reallexikon, pl. 228 fig. 1, et 1 a.
-J.-J. HATT, dans Revue Archéologique de l'Est,1961, XII, fasc. 2,pp 128-129 et fig.43.
-J.-J. HATT, Catalogue du Musée archéologique, 1973, n° 54, 80.
-J.J. HATT, Celtes et Gallo-romains, coll. Archeologia mundi, Genève, 1970, ill. 187.
-B. SCHNITZLER, Bronzes antiques, Ed. Réunion des Musées Nationaux, 1995, n° 71.

Autel votif dédié au Père Rhin

Autel votif dédié au Père RhinSTRASBOURG 1, rue du Puits
Inv. : 69.12.2
Dim. : H. : 0,91 m, l. : 0,60 m, Ep. : 0,37 m
Grès rose
1re moitié du IIe s. après J.C.

RHENO PATRI/ OPPIUS/ SEVERUS/ LEG. AUG. "Au Père Rhin, Oppius Severus, légat d'Auguste". Cette dédicace d'une grande simplicité constitue le seul témoignage épigraphique d'un culte rendu au fleuve Rhin. C'est aussi l'un des plus anciens pour une figure emblématique de la mythologie germanique, le Vater Rhein, symbole de toute une région dont la richesse est intimement liée à la vie du fleuve.
C'est au légat, commandant en chef de la légion, que l'on doit cette offrande à la divinité
fluviale, dans un sanctuaire du quartier des bateliers. L'autel a, en effet, été découvert en 1968 dans le remblai d'un puits romain non loin de l'Ill. L'importance vitale du contrôle de la batellerie fluviale pour l'armée est ainsi clairement mise en lumière. La mention du légat Oppius Severus, qui appartient à une famille italienne influente, les Oppii d'Auximum, dans le Picenum, constitue également un élément de datation historique de premier ordre. On sait en effet que ce personnage a exercé cette fonction entre 130 et 138 après J.C. à Argentorate, et l'autel a donc été réalisé de toute évidence dans cette fourchette chronologique. De façon très classique, les faces latérales portent cruche à libations et patère à gauche, ainsi qu'une hache double et un étui contenant trois couteaux sacrificiels à droite.
Biblio. : -J.J. HATT, « Informations archéologiques », dans Gallia, 1970, XXVIII, fasc. 2, pp. 317-322.
-J.J. HATT, « Découvertes archéologiques à Strasbourg, rue du Puits », dans Cahiers Alsaciens d'Archéologie, d'Art et d'Histoire, 1970, XIV, p. 91-100.
-H.G. PFLAUM, «Une famille de la noblesse provinciale romaine : les Oppii », dans Cahiers Alsaciens d'Archéologie, d'Art et d'Histoire, 1970, XIV, p. 85-90.
-J.J. HATT, Strasbourg romain, Strasbourg, 1980, pp. 93-94.
-R. VOLLKOMMER, « Vater Rhein und seine römischen Darstellungen », dans Bonner Jahrbücher, 1994, 194, pp. 1-42 (fig. 2).

Sarcophage de Florentina

Sarcophage de FlorentinaSTRASBOURG-KOENIGSHOFFEN
Rue Lothaire (1898)
Inv. : 2953
Dim. : H. : 0,68 m, L.: 2,07 m, Ep. : 0,80 m
Grès rose
Début du IIIe s. après J.C.

C'est en 1898 que les travaux de terrassement pour la construction de l'église catholique vont mettre au jour, à l'extrémité de la rue Lothaire, un sarcophage sculpté d'une exceptionnelle qualité. Seule la cuve rectangulaire était conservée, le couvercle en bâtière ayant disparu, sans doute au cours d'une violation ancienne de la sépulture. Cette cuve porte, en façade, un large cartouche rectangulaire, bordé de deux peltes en fort relief; l'inscription se déploie en cinq lignes régulières : DM/ ET MEMORIAE AETERNAE Q.G. FLORENTINAE MATRONAE INCOMPARABILI QUAE VIXIT ANN(OS) XXXVII
M(ENSES) V D(IES- XIII IUN(IUS) EUDEMUS CONIUGI RARISSIMAE F(ACIENDUM) C(URAVIT) : "Aux dieux Mânes et la mémoire éternelle de Quinta Gaia Florentina, femme incomparable, qui vécut 37 ans, 5 mois et 13 jours, Junius Eudemus a fait ériger ce monument à sa femme très chère".
Deux panneaux sculptés encadrent l'inscription, présentant deux des trois Parques, les déesses de la Destinée. A gauche, Clotho (Nona en latin) dans un fauteuil à haut dossier. A droite, Lachésis (Decima) est assise sur un escabeau et tourne le fuseau en tirant au sort les destinées humaines. Atropos, qui tranche le fil de la vie, n'est pas figurée ici. Les faces latérales du sarcophage sont décorées de grandes rosaces stylisées. La qualité de la sculpture et son incontestable originalité décorative tranchent avec la production funéraire contemporaine. Faut-il chercher une explication dans le nom grec de l'époux de Florentina, Junius Eudemus, qui est peut-être un marchand grec ou syrien enrichi grâce au commerce avec l'armée romaine et les camps du limes ? Si l'on veut évoquer des parallèles au sarcophage de Florentina, seul peut être cité celui de Terentia Augustula, longtemps conservé dans l'église du Dompeter à Avolsheim, avant d'entrer dans les collections de J.D. Schoepflin puis de disparaître dans l'incendie de 1870. L'organisation du décor de façade se rapproche beaucoup de celui de Florentina, avec un large cartouche épigraphique à queues d'aronde et deux panneaux sculptés de génies funéraires ailés.
Biblio. : -ESPERANDIEU, n° 5518.
-R. FORRER Strasbourg-Argentorate, I, Strasbourg, 1927, p. 308, pl. CXI, n° 2 et II, fig. 236.
-Bulletin Société pour la Conservation des Monuments Historiques d'Alsace, 2e série, II, 1906, p. 367.
-R. HENNING, Denkmäler der elsässischen Altertumssammlung, p. 53 et pl. L n° 4 ; CIL XIII, n° 11633.
-J.J. HATT, Celtes et Gallo-romains, coll. Archeologia mundi, Genève, 1970,
ill.148.
-J.J. HATT, Strasbourg romain, Strasbourg, 1980, pp. 182-183.
-B. SCHNITZLER, « Une œuvre gallo-romaine strasbourgeoise originale : le sarcophage de dame Florentina », dans Annuaire de la Société des Amis du Vieux Strasbourg, 1993-94, pp. 15-20.

Stèle à quatre dieux : Junon

Stèle à quatre dieux : JunonSTRASBOURG, place Kléber
(Fouilles J.J. Hatt, juin 1954)
Inv. : 54. 345 et 345 a
Dim. : H. : 0,90 m, l. : 0,42 m, Ep. : 0,43 m
Chapiteau : H. : 0,25m, l. : 0,45 m
Grès gris
Début du IIIe s. après J.C.

Parmi les associations de divinités, les stèles à quatre dieux constituent un groupe particulier, bien représenté dans les régions rhénanes. Ces blocs rectangulaires sont à mettre en relation avec des monuments de carrefours, au sommet desquels se dresse une figure de Jupiter cavalier, dont le cheval écrase, sous ses sabots, un monstre anguipède au corps terminé par une queue de poisson.
La stèle, mise au jour en 1954 par le professeur Hatt place Kléber, est sans conteste une des plus achevées du genre par la finesse et la beauté de sa sculpture. Quatre divinités y apparaissent :
- Junon, drapée et voilée, se tient à côté d'un autel en forme de balustre. Elle s'appuie sur une torche enflammée à long manche (voir le document ci-contre).
- Minerve, casquée et cuirassée, est équipée d'une lance et d'un bouclier et est enveloppée dans un ample manteau rattaché par une courroie à l'épaule droite.
- Hercule, muni d'une massue et d'un carquois, est présenté la tête couverte d'un manteau qui vient s'enrouler autour de son bras gauche.
- Mercure, enfin, est coiffé du pétase ailé et tient ses deux attributs privilégiés : le caducée et la bourse. Un manteau couvre le bras et l'épaule gauches.
Un chapiteau à feuilles d'acanthe d'où jaillissent quatre têtes féminines est associé à la stèle et en constitue sans nul doute le couronnement.
Biblio. : -J.J. HATT, « Une stèle à quatre divinités découvertes à l'angle nord-ouest de la place Kléber », dans Cahiers Alsaciens d'Archéologie, d'Art et d'Histoire, 1954, p. 57-70.
-J.J. HATT, dans Gallia, 1954, XII, p. 488-492.
-J.J..HATT, « 10 Jahre archäologischer Forschung im Elsass », dans Germania, 37, 1959, pl. 29-30.
-J.J. HATT, dans Revue Archéologique de l'Est, 1957, p. 75-78, fig. 18, 19, 21 et 23.
-J.J. HATT, Celtes et gallo-romains, coll. Archéologia mundi, Genève, 1970, ill. 140 et 145-147.
-J.J. HATT, Strasbourg romain, Strasbourg, 1980, pp. 165-168.

Dieu au cerf

Dieu au cerfGRANDFONTAINE, Donon (1936)
Inv. : 58.29
Dim. : H. : 1,76 m, l. : 0,70 m, Ep. : 0,25 m
Grès rose
Début du IIIe s. après J.C.

Devenue une des figures emblématiques du site du Donon, le "dieu au cerf" est une des plus remarquables sculptures mise au jour dans le sanctuaire confédéral gallo-romain du Donon. Cette divinité forestière barbue, chaussée de bottes, les épaules couvertes d'une peau de loup, est associée à un cerf debout derrière lui. De la main gauche, le dieu tient une sorte de hachette à fer courbe et une besace remplie de pommes de pin est accrochée à son épaule. Des feuillages stylisés sont gravés sur le fond de la stèle.
Une seconde représentation du dieu au cerf est présente au Donon, mais son exposition prolongée aux intempéries l'ont fortement dégradée. Au moment de la découverte, R. Forrer les a identifiés à Vosegus, dieu topique des Vosges.
Biblio. : -ESPERANDIEU, n° 7800.
-R. FORRER, « Vogesus-Vosegus et Sécate-Ecate au Donon et la découverte d'un bas-relief inédit », dans Cahiers Alsaciens d'Histoire et d'Archéologie, 1937, n° 105-110, p. 155-160.
-E. LINCKENHELD, « Le sanctuaire du Donon », dans Cahiers Alsaciens d'Archéologie et d'Histoire, 1947, p. 69-78, pl. I, 1.
-J.J. HATT, « Observations sur quelques sculptures gallo-romaines », dans Revue Archéologique de l'Est, 1957, p. 81, fig. 22.
-J.J. HATT, Celtes et gallo-romains, coll. Archeologia mundi, Genève, 1970,
ill. 113.

Disque ajouré orné d'un aigle

Disque ajouré orné d'un aigleSTRASBOURG - KOENIGSHOFFEN
Inv. : 30652
Dim. : D. : 67 mm
Bronze
IIIe siècle après J.C.

Un aigle posé sur une branche ou une enseigne de légion (?) orne le centre du médaillon. Un large bandeau circulaire ajouré portant une inscription l'entoure : (O)PTIME MAXIME CON. La suite de l'inscription se déroulait sur une pièce complémentaire de forme rectangulaire ; l'inscription doit se lire ainsi : JOVI OPTIME MAXIME CONSERVA NUMERUM OMNIUM MILITANTIUM : "A Jupiter très bon, très grand, conserve l'effectif de tous les combattants.
Le disque ajouré de Strasbourg demeure l'un des seuls disques de ce type découverts à ce jour en France. D'autres pièces identiques ont été recensées dans des zones militaires du monde antique en Angleterre, en Allemagne et en Afrique du Nord.
Longtemps interprêté comme un insigne de drapeau, ce disque vraisemblablement fixé sur une languette de cuir est associé en fait à un insigne porté sur le baudrier des épées. La répartition des découvertes confirme, s'il en était besoin, l'appartenance de ces pièces à l'équipement des légionnaires romains.
Biblio. : - R. FORRER, Strasbourg-Argentorate, II, Strasbourg, 1937, p. 554-557, pl. LXXVII
et pl. CXLIV, n° 4. -12.
- Aux origines de Strasbourg, catalogue d'exposition, Strasbourg, 1988, notice
n°79.
- B. SCHNITZLER, Bronzes antiques d'Alsace, Inventaire des collections publiques
françaises n° 37, Ed. Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1995, n° 52.
- J.J. HATT, Strasbourg romain, Strasbourg, 1980, p. 128.

Stèle-maison de la civilisation des sommets vosgiens

Stèle-maison de la civilisation des sommets vosgiensSaverne, près du Griffon
Inv. : 2438
Dim. : H. : 1,38 m, l. : 0,29 m, Ep. : 0,15 m
Grès rose
IIIe s. après J.C.

Du Ier au IIIe s. après J.C., se développe sur les hauteurs des Vosges une civilisation agro-pastorale, où les traditions indigènes héritées de La Tène dominent largement les apports romains. Elle se concentre dans les zones montagneuses de la région de Phalsbourg, Dabo, Saverne. Parmi les témoins les plus originaux laissés par cette "civilisation des sommets vosgiens", il faut citer les stèles funéraires en forme de maison. La stèle-maison double trouvée au château du Griffon, près de Saverne, en constitue une belle illustration : elle repésente deux maisons construites en pans de bois et torchis - les
poutres apparentes dessinent des motifs en V en façade et délimitent des espaces ornés de rosaces et de feuilles stylisées. Le décor de ces monuments est largement inspiré des motifs célestes ou solaires.
Biblio : -De MORLET, Congrès archéologique de France, dans Strasbourg, 1859, p. 90
fig.1 ;
-R. FORRER, L'Alsace romaine, Paris, 1935, pl. XXV.

Stèle funéraire d'un couple de paysans

Stèle funéraire d'un couple de paysansOBERHASLACH
Inv. : 40 432
Dim. : H. : 2,05 m, l. : 0,75 m, Ep. : 0,22 m
Grès rose
Fin du IIIe s. après J.C.

Parmi les sculptures les plus attachantes des collections du musée figure la stèle dite du "couple de paysans" d'Oberhaslach. La qualité de la sculpture en bas-relief et les nombreux détails du costume en font, en effet, un document tout à fait remarquable de l'art populaire de la fin du IIIe siècle après J.C.
La femme, à gauche, est vêtue d'une robe à larges plis d'où dépasse un jupon, retenue à la taille par une double cordelière. Un grand châle à extrémités décorées de glands est croisé sur les épaules. Une coiffe en étoffe couvre la chevelure divisée en deux masses égales par une raie médiane. Son compagnon porte une tunique longue dont le col forme un double bourrelet autour du cou. Un large manteau retombe à l'avant en plis symétriques. Le visage barbu est encadré d'une chevelure à grosses mèches parallèles stylisées. Flacon et petit panier rond rempli de baies pour la femme, gobelet à panse arrondie pour l'homme sont les éléments indispensables pour le voyage dans l'au-delà et le banquet d'immortalité où se rendent les deux défunts.
Ce type de figuration est bien représenté dans le Nord-Est de la Gaule et peut être rapproché des stèles mises au jour à Marlenheim et, plus récemment, à Wasselonne, en remploi dans une tombe à dalles mérovingienne.
Biblio. : -ESPERANDIEU, n° 8514.
-R. FORRER, dans Anzeiger 1939, pp. 33-50.
-G. BEHRENDS, dans Germania, 24, 1940, pp. 209-212.
-R. LANTIER, dans Revue Archéologique, 1940, I, pp. 108 et 1941, II, p. 282.
-S. DARDAINE et M.D. WATON, « Découverte de stèles romaines à Wasselonne (Bas-Rhin) », dans Cahiers Alsaciens d'Archéologie, d'Art et d'Histoire, 1991, XXXIV, pp. 45-50.

Fibule ornée d'un chien et d'un lièvre

Fibule ornée d'un chien et d'un lièvreSTRASBOURG, Porte Blanche
Bronze
Dim. : 35 mm
IIIe s.- IVe s. après J.C.

Destinées à retenir le vêtement, les fibules présentent une infinie variété de types qui permet de les classer et de les dater. En forme de losange à décor émaillé ou ajouré, de forme circulaire à cloisons polychromes, en forme de chien poursuivant un lièvre (comme ici), elles illustrent la virtuosité des bronziers gallo-romains jusque dans les moindres détails de ces objets à la fois utilitaires et décoratifs.
Biblio. : -R. HENNING, Denkmäler der elsässischen Altertumssammlung, 1912, pl. XXXIV, n° 30 et 31.
-R. FORRER, Strasbourg-Argentorate, I, Strasbourg, 1927, pl. XXXIX.

Mercure et Rosmerta

Mercure et RosmertaCHATENOIS
(Don de la commune, mars 1927)
Inv. : 37263
Dim. : H. : 1,50 m, l. : 0,75 m, Ep. : 0,20 m
Grès rose
IVe s. après J.C.

Mercure et sa compagne Rosmerta apparaissent sur plusieurs stèles à Strasbourg, Langensoultzbach, Niederbronn, Châtenois. Cette dernière est la plus intéressante en raison de la représentation des deux divinités en costume paysan de la fin de l'Empire. A droite, Mercure porte braies et tunique serrée à la taille par une large ceinture à boucle circulaire. Le caducée et la bourse l'identifient sans ambiguïté. Rosmerta, vêtue d'une tunique longue recouvrant une jupe plissée, se trouve à ses côtés et tient une bourse et une mappa.
Cette stèle a été découverte en remploi dans un sarcophage de la nécropole mérovingienne de Châtenois, associée à un bas-relief où apparaît un bouc sculpté.
J.J. Hatt note que le culte indigène de Mercure et Rosmerta semble prendre un caractère collectif et presque officiel à la fin du règne des Sévères dans la cité des Trévires et chez les Leuques.
Biblio. : -ESPERANDIEU, n° 7641.
-F.A. SCHAEFFER, « Découverte d'un relief de Mercure-Rosmerta et de sépultures mérovingiennes à Châtenois (Bas-Rhin) », dans Anzeiger, n° 69-72, 1927, p. 68-74.
-J.J. HATT, « Observations sur quelques sculptures gallo-romaines », dans Revue Archéologique de l'Est, 1958, p. 319-320, fig. 92.

Coupe en verre gravé

Coupe en verre gravéBRUMATH-STEPHANSFELD (1893)
Inv. : 1472
Dim. : H. : 70 mm, D. sup. : 116 mm
Verre à décor gravé
Milieu du IVe s. après J.C.

Cette coupe demi-sphérique se rattache aux séries de verres gravés tardifs que l'on rencontre principalement dans le Nord et le Nord-Est de la Gaule et en Rhénanie, de même qu'en Grande-Bretagne.
L'objet, sans doute issu lui aussi des ateliers de Cologne, porte un décor en frise où se succèdent six personnages portant bâtons, épis et rameaux, alternant avec des colonnes torsadées. Trois d'entre eux dansent, les trois autres sont statiques, vêtus de longues tuniques. Au fond du bol, quatre traits dessinent une étoile à huit branches. S'agit-il d'une scène bachique ou d'une célébration liée au culte de Cybèle ? ou encore d'une fête des moissons ?
Biblio. : -R. HENNING, Denkmäler der elsässischen Altertumssammlung zu Strassburg im Elsass, Strasbourg, 1912, p. 31 et pl. XXIX n° 9.
-F.A. SCHAEFFER, « Les verreries romaines trouvées en Alsace », dans La Vie en Alsace, 1924, p. 138 et fig. 10.
-V. ARVEILLER, Le verre d'époque romaine, Ed. Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1985, n° 207.

Peigne en os

Peigne en osDachstein, tour romaine
(Fouilles R. Forrer, avril 1939)
Inv. : 42178
Dim. : H. : 65 mm, L. : 100 mm
Os travaillé
IVe s. après J.C.

La forme la plus courante est rectangulaire avec un peigne à double rangée de dents, l'une très fine, l'autre plus épaisse. Le peigne de Dachstein présente, quant à lui, une forme triangulaire originale et un fin décor de cercles oculés disposés dans deux triangles délimités par une frise de cercles oculés plus petits.
Biblio : R. FORRER, «Découverte à Dachstein d'une tour forte évacuée et brûlée à la fin de l'époque romaine», dans Anzeiger, 1940-46, n° 121-127, pp. 205-220, pl. VIII, n° 18.

Petit personnage en costume gaulois

Petit personnage en costume gauloisSELTZ (Achat, juillet 1949)
Inv. : 49. 455
Dim. : H. : 110 mm, l. : 45 mm
Terre cuite blanche

Découverte au cours de creusement de tranchées dans la forêt de Schaffhouse, cette figurine a été acquise ensuite par le musée auprès de son inventeur.
L'intérêt de cet objet réside à la fois dans sa qualité plastique et dans le détail très précis du costume. le jeune garçon, qui tient une pomme de la main gauche, porte une tunique mi-longue et le cucullus, la traditionnelle pèlerine courte à capuchon des Gaulois. Les deux extrémités du cordon destiné à serrer le capuchon retombent à l'avant.
Biblio. : J.J. HATT, « Une figurine en terre cuite blanche de l'Allier découverte près de Seltz », dans Cahiers Alsaciens d'Histoire et d'Archéologie, n° 130, p. 252.