Musées de Strasbourg
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Comme la plupart des musées fondés il y a plus d'un siècle, le Musée Alsacien a acquis essentiellement de beaux objets, décorés et en bon état. Il donne ainsi de l'Alsace la vision embellie d'une région uniformément cossue. La plupart des pièces constituant le fonds du Musée proviennent du Bas-Rhin, département où l'industrialisation fut plus tardive, alors que dans le Haut-Rhin, les usines textiles et le brassage de population qu'elles engendraient firent disparaître plus rapidement les usages et traditions du monde rural.

Lors de sa création, le Musée reçu de nombreux dons, faits par les familles de la haute bourgeoisie alsacienne, et même de la comtesse de Pourtalès. Les fondateurs allèrent aussi dans les villages faire des achats auprès des habitants, en particulier de pièces de costume. Malheureusement, l'essentiel des acquisitions faites entre 1902 et 1917 par ce musée, alors privé, ne furent pas inventoriées ni documentées et bien des informations furent ainsi perdues.

L'essentiel des collections date de la période que l'on pourrait qualifier d' "âge d'or" du monde rural et de la culture traditionnelle, la période de 1750 à 1860 environ. Deux grands thèmes sont représentés dans le musée, et ce depuis son origine : l'intérieur paysan et les croyances, que l'on peut réunir dans celui de "la vie familiale". Ce n'est que plus récemment que s'y est rajouté celui des activités de production, la viticulture, l'élevage laitier et l'artisanat.

Plusieurs salles sont des reconstitutions d'intérieurs ruraux, certaines assez fidèles, comme celle de la Stube (pièce commune) de Wintzenheim avec son alcôve, d'autres plus "typiques", mais aussi plus imaginaires, comme celle de la cuisine et surtout l'atelier de pharmacien-alchimiste.

Le Musée Alsacien propose donc au visiteur un parcours plein de charme à travers d’anciennes demeures strasbourgeoises reliées par des escaliers et des coursives en bois. Le visiteur circule dans ce musée comme dans une maison dont les habitants viendraient tout juste de s’absenter. Les planchers qui craquent, les meubles garnissant toutes les pièces et tous ces objets, dont aucun n’est anodin, évoquent une vie à la fois familière et si différente de celle d’aujourd’hui.