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Expositions

Tristan Tzara, l'Homme approximatif

[Exposition | Musée d’Art Moderne et Contemporain]
24|09|2015-17|01|2016
Illustration de Tristan Tzara, l'Homme approximatif

 

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Le Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg (MAMCS) présente la première grande exposition consacrée à Tristan Tzara (1895-1963). Le nom de ce poète, également écrivain d'art et collectionneur, est connu et prononcé dès qu'il est question de Dada. Cependant, son œuvre immense, et d'une influence majeure pour des générations, reste encore insuffisamment mise en lumière. Cette exposition en propose une lecture chronologique à travers un ensemble de 450 d’œuvres d’artistes que Tzara a côtoyés, d’une sélection de pièces d'art extra-occidental (Afrique, Océanie, méso-Amérique) et d’art brut et d’une importante sélection documentaire sur Tristan Tzara.

Cette exposition est reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture et de la Communication/Direction générale des patrimoines/Service des musées de France. Elle bénéficie à ce titre d’un soutien financier exceptionnel de l’État. 


Tristan Tzara fut le grand témoin de son temps. Il fut également un acteur de son siècle qu’il marqua de ses éclats de voix, de rire et de plume. L'homme au monocle, décrit comme « un génie sans scrupules » par le poète Huelsenbeck, n'aura eu de cesse de développer un engagement poétique et politique.

De ses jeunes années passées en Roumanie, où il est né, l'exposition retient un paysage artistique encore marqué par le symbolisme ainsi que l'énergie brute d'un jeune homme qui a choisi l'écriture pour aller contre les formes périmées de la création et l'absurdité d'un monde au bord du chaos. Lorsqu'il arrive à Zurich en 1916, Tzara poursuit cette entreprise d'exaltation de la parole et du geste spontanés aux côtés de son compatriote Marcel Janco, de Hugo Ball et de celui qui restera son ami de toujours, Hans Arp. L'arrivée en France, quatre ans plus tard, lui ouvre un autre cercle, celui de Picabia et des jeunes gens qui ne s'appellent pas encore Surréalistes – Aragon, Breton et Soupault – avec lesquels le compagnonnage sera ponctué de ruptures et réconciliations.

Tout au long de sa vie, Tzara fera preuve d'engagements fervents. Il sera notamment membre de l'Association des Écrivains et Artistes Révolutionnaires dès 1934, puis se rangera aux côtés des Républicains durant la Guerre d’Espagne. Il rejoindra le parti communiste au sortir du conflit, pour ensuite dénoncer l’intervention soviétique en Hongrie et signer le Manifeste des 121 au moment de la guerre d’Algérie. Au fil des années, Tzara poursuivra avec intensité l'écriture d'une œuvre dense faite de poèmes, d’essais et d’écrits critiques sur l’art. Les plus grands artistes de son époque, qui furent aussi ses amis, illustrèrent ces écrits.

 

Artistes présentés : Arp, Brancusi, Brauner, Calder, Chirico, Dalí, Delaunay, Max Ernst, Le Douanier Rousseau, Duchamp, Auguste Forestier, Giacometti, Juan Gris, Gruber, Janco, Klee, Kertész, Greta Knutson, Germaine Krull, Laurens, Man Ray, Marcoussis, Masson, Matisse, Maxy, Michaelescu, Miró, les Barbus Müller, Perahim, Picabia, Picasso, Ribemont-Dessaigne, Hans Richter, Arthur Segal, Schwitters, Sophie Taeuber, Tanguy, Tatzlisky, Zadkine…

 

Commissariat : commissaire général : Serge Fauchereau, historien d'art et de la littérature, commissaire : Estelle Pietrzyk, directrice du MAMCS, conseil scientifique : Henri Béhar, professeur émérite de littérature française et éditeur des œuvres complètes de Tristan Tzara.

 

Cette exposition est organisée en partenariat avec la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet (Paris) et avec le soutien de l'Institut Culturel de Roumanie de Bruxelles et du consulat général de Roumanie à Strasbourg.


 

Parler seul : poème / Tristan Tzara ; Paris : Maeght, 1950 (détail) 1 vol. (117 p.) : lithographies en noir et en couleur de Joan Miró. Legs Michel Leiris. Fonds spécifique : Fonds Michel Leiris. Paris, Bibliothèque littéraire Jacques Doucet © Successió Miró / ADAGP, Paris, 2015